Champions League : Que la vie et le foot reprennent le dessus… !

Voici venir l’hiver, les salles et terrains de sport se dépeuplent mais les bars et les salons font le plein. Vous concédez encore de subir “L’Amour est dans le Pré : 2ème chance” les Lundis (j’ai pas ce privilège personnellement) et vous risquez d’avoir droit à des remarques peu gratifiantes sur vos abdominaux d’ici 2016 avec l’arrivée imminente des fêtes de Noël (y en a une pourtant…), les matchs de coupe en semaine, les derniers tours des compétitions européennes. Faudra pour celà passer outre la paranoïa, la peur qui règne partout en Europe depuis 2 semaines et continuer à avancer (parce qu’on n’a pas le choix). Il ne s’agit pas d’un conflit ou un choc de civilisations car aucune culture dans ce monde s’oppose à l’épanouissement de l’être humain.

Preuve en est que la musique, la sculpture, l’art, le sport nous sont communes. Le divertissement n’appartient pas à un régime politique (démocratie comme le plaident nos dirigeants) plus qu’à un autre. L’espèce humaine a juste pour caractéristique de se servir (aussi) de son environnement autrement qu’à des fins de consommation et de survie mais aussi pour se divertir, s’éduquer, se rassembler, voire s’améliorer. C’est dans cet état d’esprit que prend place le sport. C’est cet esprit de cohésion, d’unité, de liberté, de dépassement de soi, de joie de vivre qui a été attaqué pas un mode de vie à la française, à l’américaine, à la chinoise, à la russe, kenyane, malienne ou camerounaise.

Notre devoir de citoyen est donc de ne pas sombrer dans la schizophrénie ou la paranoïa ambiante (laissons faire les médias et les forces de police qui assurent notre sécurité) et continuons de vivre.

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Passons cet intermède sur les évènements qui ont touché la capitale il y a deux semaines et revenons à ce qui nous intéresse : LA CHAMPIONS LEAGUE. On entre dans les journées décisives (bien qu’en quelque sorte toutes les journées le soient) et les enjeux sont de plus en plus pressants.

Il y a prêt d’un mois, au sortir d’une précédente trêve internationale qui avait apporté son lot d’éclopés parmi les “contenders” (candidats au titre, tout est toujours plus succinct et précis en anglais), à la veille du match retour Real-PSG (je parle bien évidemment du Real Madrid pour les rares enquiquineurs du net), j’ai voulu m’attarder sur la difficulté de gravir les sommets et être titré en Champions League.
Entre autres, la patience, la maturité, la confiance en un groupe (et en un coach), la chance (blessures, évènements favorables tels un penalty oublié ou une bourde adverse) sans oublier le minimum d’investissement financier pour s’attacher un ou deux top-players qui seront susceptibles de changer les données du match à tout moment. Le FC Barcelone et le FC Bayern Munich illustrent ce qu’est une politique sportive bien menée depuis 5-6 ans. Le Paris Saint-Germain en prend le chemin en recommençant à parier sur des jeunes (Marquinhos, Stambouli, Rabiot, Verratti, Kurzawa, Pastore, Lucas) même après avoir laissé filer un Coman qui s’épanouit en Bavière, le tout encadré de “monstres” habitués aux joutes internationales avec Zlatan, Cavani, Di Maria, Thiago Silva, Motta, David Luiz et Maxwell.

Si on n’a aucun motif d’inquiétude pour le PSG qui n’a jamais paru aussi fort, un gros vent d’inquiétude souffle sur le reste de la Ligue 1. L’Olympique lyonnais ne s’est toujours pas remis de la blessure de Nabil Fekir, Valbuena ne s’est toujours pas intégré au groupe et Yanga-Mbiwa ne vaut toujours pas mieux que Lindsay Rose. Comme quoi, la réorientation franco-française de l’effectif (à Darder et Rafaël près) tarde à fonctionner et la route sera assurément plus longue avant que l’OL redevienne un cador sur la scène internationale. Même si tout semble perdu pour une qualification en huitièmes de finale de Champions League, les joueurs devront tout donner ce soir devant leur public pour honorer Gerland, stade de tant d’exploits européens (ou et surtout de tragédies) afin de rêver d’une finale pour la deuxième place à Valence.

Derrière nos écrans, on voudra juste vivre 95 minutes de bonheur partagé. Çà ferait  du bien à l’indice UEFA de la France, un baume au cœur après les évènements tragiques d’il y a 2 semaines, pansera les plaies des affaires de la taupe de Knysna et de la sextape. Bref, ce soir, amis lyonnais, procurez-nous de l’émotion et faites-nous oublier l’apathie ambiante qui règne depuis le vendredi 13. C’est votre devoir de footballeurs ! ! !

Hors de France, c’est une journée cruciale, décisive à tous les étages. Seuls trois clubs (Man City, Real Madrid et le Zenit) ont validé leur présence au mois de mars en Champions League tandis que seules 2 équipes (Borussia MönchenGladbach et Maccabi Tel Aviv) ne peuvent rêver que d’Europa League. Vous avez dit journée cruciale ! ! ! Difficile de faire mieux.
Voici venir un petit (mais long) récapitulatif des enjeux de cette 5ème journée.

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Mardi, 24 Novembre 2015

GROUPE E

Dans ce groupe dominé par un Barça quasiment assuré de la qualification avec 10 points, le retour dans le groupe de Lionel Messi, la forme du duo Neymar-Suarez, l’équipe de Rudi Garcia peut avoir tous les motifs d’inquiétude du monde. L’objectif sera sûrement de limiter la casse ce soir pour aller chercher la qualification face à Borisov lors de la dernière journée.
De son côté, le Bayer Leverkusen avec un Chicharito retrouvé veut soigner sa différence de buts pour rêver d’une qualification et au moins assurer une place en UEFA Europa League.
BATE BORISOV – BAYER LEVERKUSEN, Borisov Arena
FC BARCELONA – AS ROMA, Camp Nou

GROUPE F

Arsenal est au pied du mur. Tout autre résultat qu’une victoire ce soir scellerait son destin en Champions League. De son côté, la machine bavaroise se prépare tranquillement à rajouter le scalp des pauvres grecs qui, jamais avares en surprise, espèrent un nul miraculeux pour valider leur présence fin Février-début Mars en Champions League et surtout s’éviter une finale au Pirée face aux Gunners pour la dernière journée. Ils ont 1 joker à griller de toutes les façons.
ARSENAL – DYNAMO ZAGREB, Emirates Stadium
BAYERN MUNICH – OLYMPIAKOS, Allianz Arena

GROUPE G

Le FC Porto a un pied et demi en huitièmes de finale mais devra se méfier de la bande à Iarmolenko (ou Yarmolenko???). Tout autre résultat qu’une défaite lui ouvrira la porte des huitièmes de finale. Chelsea de son côté devra éviter de souffler le chaud et le froid lors de la dernière journée en battant le Maccabi Tel Aviv ce soir.
MACCABI TEL AVIV – CHELSEA, Sammy Ofer Stadium
FC PORTO – DYNAMO KIEV, Estadio do Drago

GROUPE H

L’Olympique Lyonnais a son destin européen entre ses mains. Ils peuvent remercier les belges de la Gantoise, vainqueurs précédemment de la bande à Feghouli. La France regrette (pour le moment) la non-qualification directe de l’AS Monaco qui a débouché sur la saignée d’un effectif qui aurait sans doute fait mieux que ces faibles lyonnais. Sans parler des multiples soucis de vestiaire (salarygate avec Lacazette et Valbuena, sextape gate et soucis d’intégration pour l’international français). Ce soir d’au revoir à Gerland, il leur faudra gagner pour rêver d’un printemps européen.
De son côté, le Zenit, avec un nul s’assurerait la 1ère place du groupe tandis qu’une victoire valencienne rapprocherait les hommes d’Esperito Santo des huitièmes de finale.
ZENITH SAINT PETERSBOURG – FC VALENCE, Petrovsky Stadium
OLYMPIQUE LYONNAIS – LA GANTOISE, Gerland

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Mercredi, 25 Novembre 2015

GROUPE A

Zlatan retourne à la maison. Son fils lui a demandé d’être sympa avec Malmö mais Paris veut croire que le vaisseau-amiral merengue peut prendre l’eau du côté de Donetsk. L’objectif ce soir, c’est de valider sa présence au tour prochain. Et si Cavani pouvait reprendre confiance…
De leur côté, les merengues, au sortir de la déroute face au FC Barcelona, devront en plus se battre avec les éléments météo (froid + neige). L’objectif de gagner ce groupe sera entériné en cas de victoire. Les ukrainiens quant à eux, rêvent encore d’Europa League, ça passe par un miracle du côté de Lviv.
SHAKTAR DONETSK – REAL MADRID, Arena Lviv
MALMÖ – PARIS SAINT GERMAIN, SwedBank Stadion

GROUPE B

Voici l’un des groupes des plus indécis (si ce n’est le plus). Aucune équipe n’est décrochée et toutes sont maîtresses de leurs destinées. Le CSKA Moscou est dans l’obligation de ne pas perdre (suite à son différentiel négatif face à Man U). Manchester United voudra concrétiser sa présence en huitièmes de finale par une victoire et prendre sa revanche après une défaite initiale du côté d’Eindhoven.
A noter que sur les 8 rencontres dans cette poule, 7 se sont achevées par des victoires des hôtes.
CSKA MOSCOU – WOLFSBURG , Arena Khimki
MANCHESTER UNITED – PSV EINDHOVEN, Old Trafford

GROUPE C

Le Benfica est à la traîne en championnat et veut se remettre l’esprit à l’endroit chez les kazakhs. Ils ont l’opportunité de se qualifier pour les huitièmes de finale et s’éviter un final difficile face aux colchoneros de Diego Simeone qui reçoivent un Galatasaray tout aussi mal en point avec l’ambition de valider pour la 3ème fois consécutive leur présence en huitièmes de finale de Champions League.
ASTANA – BENFICA LISBONNE, Astana Arena
ATLETICO MADRID – GALATASARAY

GROUPE D

Les dés sont quasiment pipés dans ce groupe. Manchester City est qualifié et la Juve n’aura besoin que d’une victoire ce soir ou d’un nul face à Séville pour se qualifier. Autant dire que le plus tôt vaudra le mieux. De son côté, les sévillans viseront le doublé en C3, fidèles à leur habitude. Pour ce, il leur faudra battre une équipe revigorée du Borussia MönchenGlad’Bach.
JUVENTUS TURIN – MAN CITY, Juventus Stadium
BORUSSIA MÖNCHENGLADBACH – FC SEVILLE, Borussia Park

Par Lionel, Top11.fr

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