CAN 2017 : Un tournoi référence

Malgré tous les préjugés envers la Coupe d’Afrique des Nations, l’édition 2017 du tournoi continental a montré un visage sportif attrayant.

Une finale entre 2 aristocraties du continent clôt la CAN 2017, le bal du football africain.

Commençant par une phase de groupes compétitive, ont suivi des quart de finales et demi-finales de feu. Le tournoi continental africain a livré un spectacle époustouflant et du suspense digne des séries ” 24 heures”.

Le couronnement du Cameroun est symbolique par rapport à son histoire, notamment pour une nation qui venait à peine de sortir de l’indifférence du ballon rond. Une absence prolongée de la CAN et une Coupe du Monde 2014 décevante, les Lions Indomptables ont su sortir de ce marasme, sans certaines stars qui ont choisi de rester en Europe.

Et c’est justement le collectif qui a su galvaniser la troupe d’Hugo Broos, un collectif que j’avais trouvé intéressant lors d’un Algérie-Cameroun en Octobre 2017  (1-1, match de groupe pour les qualifications de la Coupe du monde 2018): des contres,  une solidarité défensive, le tout saupoudrée d’un geste individuel marquant.

Chapeau à Ambroise Oyongo et les Lions clairement Indomptables.

Parlant de collectif, les Pharaons ont aussi arrimé pragmatisme avec efficacité. L’Égypte a aussi sombré dans l’indifférence avec des absences du notamment à une instabilité politique au pays (Printemps Arabe) et une transition difficile. Ce n’est pas le talent qui manque chez les Pharaons mais la version 2017, sous Hector Cuper, a choisi le chemin de la sobriété et de la prudence sur le terrain.

Ce chemin les a mené jusqu’en finale pour perdre avec honneur face au Cameroun.

Les surprises, chocs et déceptions de cette CAN 2017 ont donnés une autre dimension à la compétition. Il faut saluer le jeu alléchant et offensif de la RDC, du Sénégal et du Burkina Faso, qui ont régalés. Malgré un énième échec, le Ghana reste pour moi une DES références du continent en terme de projet de jeu, renouvellement d’effectif et stabilité.

Quoi dire de la Tunisie qui est sortie de décennies de prudence défensive pour décider de sexprimer offensivement. Le Maroc, malgré les absences, a goûté à la potion magique concôté par Hervé Renard.

Ceux ne sont pas les déceptions qui manquent avec la Côte d’Ivoire et l’Algérie éliminés dès la phase de groupes, même si le cheminement des deux sélections ne pouvaient pas être plus diamétralement opposé.

Honorons le nouveau champion d’Afrique, le Cameroun, qui va défendre son titre dans ses terres. La bonne chose avec la CAN, le répit du champion sera court et dès 2019, le bal recommence.

Yes we CAN.


Et si on parlait foot ?

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