Hotline Bling de Drake : Un bijou en matière de communication par Mas Aymard Kina

Peut-on faire une semaine sans parler de Drake ? Drake, celui qui se fait clasher par Meek Mill, mais qui répond de telle manière à mettre fin à la carrière de ce dernier (bon c’est un peu exagéré, mais on n’entend plus beaucoup parler de lui depuis). Drake, celui qui aurait une liaison avec Serena Williams, l’une des femmes (noires) les plus influentes du moment, certains parlent même de fiançailles. Drake celui qui vient de nous balancer, l’une des vidéos avec le plus gros Buzz de l’année.

Bref, Drake, tout le monde en parle.

À vrai dire, je n’écoute pas beaucoup ce que Drake fait en ce moment, alors qu’il faut l’avouer à une certaine époque, j’étais à l’affût de la moindre exclusivité musicale de l’artiste, mais cela c’était à ses débuts. Pourtant Hotline Bling est numéro 2 du top Billboard 100 depuis 3 mois maintenant, donc pour que je passe à côté, ça prouve à quel point je suis déconnecté.

Mais ce n’est qu’il y a quelques jours que Drake a publié la vidéo de son morceau en exclusivité sur une des plates-formes d’Apple, avec qui il a récemment signé un contrat à 19 millions de dollars selon plusieurs sources.

C’était sans attentes particulières que je me suis lancé dans l’écoute et le visionnage du tout. Le clip commence par une scène dans une hotline (logique vu le titre du morceau), des femmes aux corps en forme de guitares, comme dirait l’autre, pulpeuses sont présentes avec la même tenue (un t-shirt saumon et un blues Jean) qui fait donc office d’uniforme. Une d’elles est debout devant la fontaine à eau, elle se sert un verre puis retourne à sa place et là le show commence.

Dès que les premières notes de musique arrivent, on est transporté dans un univers totalement différent, créer par le réalisateur du clip Director X. Dans un environnement minimaliste totalement blanc, ambiance tamisée, Drake est là et esquisse des « mouvements » de danse, qui me font penser, la musique aidant à un épisode de « The 70’s show ». D’ailleurs, l’instru me fait penser à un tube des années 70-80, mais le titre ne me revient pas (je ne suis pas un spécialiste de l’époque). Avec sa danse un peu débile et toutes ces filles en formes, mais pas dénudées, il me fait
penser à un Austin Powers revisité à la sauce 2015.

Après avoir terminé le visionnage du clip, je me suis dit ceci « Internet ne va pas le louper » et cela n’a pas raté. Quelques heures à peine après la sortie de son clip, des parodies inondaient déjà la toile, Drake dansant la salsa, la Bachata, Drake qui colle la petite, Drake qui chasse un moustique, ou encore Drake qui joue au tennis…

Tout cela a eu pour effet de faire du clip quelque chose de viral, que demande le peuple ? Si à la base le clip ne semble pas extraordinaire, il est totalement efficace. Je ne sais pas si Drake danse vraiment comme cela dans la vraie vie ou il l’a faite pour la forme, mais dans un contexte où les maisons de disques investissent de moins en moins d’argent pour les clips, cause de crise du marché du disque, là on a un clip qui ne semble pas avoir coûté une fortune comparée à d’autres et qui joue à merveille son rôle premier, être un autre appui pour promouvoir le morceau et donc augmenter les ventes.

Après bien évidemment, on peut se poser la question de savoir si ces parodies font plaisir à l’ego de Drake, mais cela ne sera pas la première fois qu’il sera parodié, ni la dernière et il ne semble pas manquer d’humour, bien au contraire, même si on s’éloigne de l’image du rappeur Thug. Mais est-ce que Drake, c’est le rappeur à l’image Thug ? Il a plutôt l’image de celui qui murmure des mots doux à ta copine et te tacle quand toi tu perds ton temps justement à faire le thug dehors avec tes potes pour pas grand-chose.

Si j’étais son chargé de communication, j’irais même jusqu’à proposer à Drake de surfer sur la vague et de proposer un concours pour la meilleure parodie de sa vidéo, avec récompense à la clé bien évidemment, mais là, c’est mon côté communicant qui s’exprime. Ce sera une manière d’intégrer vraiment les réseaux sociaux à la communication d’un artiste et d’assurer la promotion de son œuvre, même s’il faut laisser un peu de son ego à côté. Au lieu de se contenter de réaliser un clip, laisser les chaînes musicales le passer ou le mettre sur Youtube et juste attendre que les gens viennent le voir, le liker ou disliker, commenter et partager, rien de plus basique.


Cet article a été rédigé par Mas Aymard Kina 

Bio de Mas : Étudiant du Mba Esg stratégie et communication digitale, Passionné par les merveilles du web et Futur Expert en stratégie digitale. Slogan 2.0 : Mon réseau se veut comme le web, sans frontières

Twitter: @MasAymard_k

LinkedIn: Mas Aymard Kina

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