Le collier de Makoko, l’écologie gabonaise a décidément le dos large

Le collier du Makoko (2011) réalisé par Henzi Joseph Koumba-Bididi produit par Jeff Bongo Ondimba fait partie de la sélection du 29è festival Vues d’Afrique.

Synopsis

Il était une fois une reine qui décide de faire revenir un collier sacré ayant appartenu à un de ses ancêtres. Ce collier, pense-t-elle, ramènera l’équilibre et la prospérité au sein de son peuple. Il était une fois un scientifique grand adepte de la préservation des écosystèmes qui travaille à la réintroduction de lions dans son pays. Il était une fois un jeune orphelin élevé avec un lion dont il refuse de se séparer. C’est l’histoire de trois retours que le destin va rassembler dans une aventure entre la France et le Gabon.

Acteurs

Marie Pikler ………Hélène De Fougerolles
Octave Bumi ……….Eriq Ebouaney
Max Moreni ……….Philippe Mory
Thomas ……………Yonas Perou
Eric ………………..Jean-Claude M’Packa
L’homme de main/ The confident …… Vincent Guillaud
Nkenke ……………Régis Massimba
Eve …………………… Gladys Andème

La bande annonce

Ma (tendre) critique

Quarante minutes. Quarante minutes de trop ai-je pensé avant de fermer ma fenêtre internet ? Quarante minutes que j’aurais pu utiliser de manière bien plus utile…

À première vue, la jaquette de la pelloche ne semblait pas trop craignos, mais la tronche désabusée d’Hélène de Fougerolles avait éveillé mes soupçons. Confirmation au bout de deux minutes de film : le personnage principal (un professeur en microbiologie/zoologie/tautologie) débarque en jeep pour ramener des bananes à ses copines en blouses, blagues graveleuses à l’appui. Le temps s’arrête, on dirait un sketch des inconnus…

Non, il reste encore 1 h 43 de pellicule, ces personnages à l’écran sont de vrais acteurs (c’est-à-dire qu’ils vivent de leur métier), je suis atterré par leur prestation, je me dis que je dois rester pro. La suite n’est qu’une constante : dialogues inconsistants, jeu d’acteur ringard, mise en scène grotesque, scénario inexistant, running-gags navrants, personnages caricaturaux, plans insipides, des travellings frisant la faute professionnelle, montage truffé d’incohérences…

Un film tourné comme un épisode de Julie Lescaut, à l’exception près qu’au vu du résultat, le nouveau thuriféraire islamophobe passerait presque pour Joan Fontaine dans Rebecca (de Alfred Hitchcock).

On retiendra de ce désastre cinématographique des scènes anthologiques comme Hélène de Fougerolles (parfaite en cruche) jouant la blanche qui découvre le piment, ou bien la course-poursuite hilarante à 15km/h entre un blanc (forcément raciste) en berline et un clone raté de Forest Whitaker en moto.

Tourné comme une comédie familiale, le film aborde des sujets sérieux comme la réintroduction des lions au Gabon, et le pillage du pays par les colons, malheureusement le film prend l’eau de toutes parts. Il est difficile d’accorder une quelconque crédibilité à ce long-métrage, le message principal (l’écologie) étant relégué au deuxième plan lors des fous rires involontaires suscités par ce ratage total.

On pourrait même faire preuve d’indulgence envers la réal’ en partant du postulat que c’est l’intention qui compte. Non! La présence inutile de Hélène de Fougerolles démontre clairement la prétention de la production et leur super coup marketing. Rien à garder (sauf les lions bien entendu).

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