Le Leicester City de l’Amérique peut-il exister ?

Il s’est passé un miracle en Angleterre cette année dans le monde du foot. Leicester City, un petit club bien modeste de football a surpris la planète sports, a bousculé les géants et a triomphé au final, à la stupéfaction de tous. Une histoire digne d’un film, épique à souhait. Mais avec la façon de fonctionner du sport en Amérique, est-ce qu’une telle histoire peut être possible?

Je m’explique; en Europe et pas mal partout mis à part l’Amérique du Nord, il y a une sorte de hiérarchie entre les différentes équipes qui peut sembler préétablie. L’absence de plafond salarial en est en grande partie responsable, tout comme le système de relégations et de différentes divisions dans les ligues. Il y a tellement d’équipes de tout genre que chacun a en quelque sorte ses propres buts et ses propres espérances. Un petit club comme Queens Park Rangers par exemple, fondé en 1882, avec un stade d’à peine 19 000 habitants, n’a pas pour but de gagner le championnat de division 1, ce qu’ils n’ont jamais fait d’ailleurs. Pour eux, de simplement participer au championnat de division 1 et d’éviter de terminer dans les derniers est un exploit qui est fêté dans les tavernes de la banlieue de Londres dans laquelle le club évolue! Pour les clubs riches comme Chelsea par contre, de simplement terminer 10e du championnat cette saison est une totale catastrophe qui a secoué les colonnes du temple et a vu bien des gens perdent leurs emplois! De plus, il faut dire que lorsqu’on termine dans les 3 derniers dans ces ligues, on ne participe pas à la loterie pour avoir le premier choix au repêchage, mais on est plutôt relégué en 2e division, ce qui représente une terrible punition autant financière que sportive. On doit ensuite terminer dans le top de cette division pour espérer remonter en 1ere division. 

En Amérique, on semble obsédé par ce qui s’appelle la parité. Les Américains se vantent d’être le pays des opportunités où chacun a sa chance pour la gloire… à tort ou à travers bien entendu. Toujours est-il par contre que dans le sport ici, tout le monde doit avoir sa chance. Vous avez beau être un petit marché de hockey comme Raleigh en Caroline, avec de bons choix au repêchage et une bonne gestion du budget, on peut être une puissance de la ligue. Déjà, avec le système de repêchage amateur, quand on termine dernier en Amérique, on n’est pas puni, on est gratifié d’un haut choix de repêchage et donc de la sélection d’un excellent jeune joueur. Bien entendu, il y a les ténors dans chaque ligue qui ont toujours plus de chance de gagner le championnat, mais quand une petite équipe comme les Hurricanes, les Marlins, les Mavericks ou les Saints gagnent un championnat, on est surpris, mais au fond, pas tant que ça, car c’est ce qu’on veut au fond, que chacun ait sa chance. Personne ne fêtera dans les rues d’une ville aux États-Unis la participation aux séries de leur équipe. Au début de la saison, chacun vise de gagner la coupe et c’est pas mal la seule chose que les partisans de sports ici voient comme une réussite. 

Donc, est-ce qu’une petite équipe comme Leicester City, qui n’avait jamais gagné de championnat de première division en plus de 120 ans d’existence, qui réussit à passer par dessus les Manchester City, Chelsea et cie peut trouver son égal ici en Amérique du Nord? Je ne crois pas. Une telle histoire est seulement possible dans des systèmes comme on en retrouve en Europe et ailleurs sur la planète. L’histoire de Leicester cette saison est incroyable et mérite d’être racontée! Ce texte était juste pour vous démontrer à quel point leur exploit est incroyable!


Cet article a été rédigé par Borat Simoneau

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