Les numéros des joueurs de soccer pour les nuls

Plusieurs me posent des questions du genre : « C’est quoi qu’il veut dire quand il parle d’un vrai numéro 10 ? » ou encore : « L’impact aurait de besoin d’un pur 6 ? C’est quoi ça un pur 6 ? ». Donc, démêlons un peu tout ça sans rentrer dans les détails trop techniques, car je ne suis pas assez à l’aise avec les tactictes plus pointus n’étant pas coach et étant encore un jeune fan de foot.

Les numéros : Dans le foot classique, il y avait un numéro assigné à chacun des joueurs sur le terrain selon sa position, mais aussi selon le pays où on évoluait et la tacticte qu’on utilisait. Dans le foot des années 70 en 4-3-3 qui a modelé le foot moderne, le gardien portait le 1, les latéraux, le 2 et 3, les défenseurs centraux, le 4 et 5, le milieu défensif ou récupérateur le 6, le milieu relayeur « box to box » le 8, le meneur offensif le 10, l’attaquant de pointe le 9 et les ailiers les 7 et 11. Bien entendu, le foot a évolué énormément et ces termes sont maintenant désuets, mais certains termes sont restés et sont utilisés par beaucoup d’analystes et de fans partout dans le monde. Certains joueurs y mettent encore aussi de l’importance et choisissent leur numéro dans un club selon leur rôle.

Aujourd’hui, lors qu’on parle d’un numéro 6, on parle d’un milieu défensif, et récupérateur. Il s’agit souvent d’un joueur hargneux, physique qui vise à aider la défense et à récupérer le ballon à l’adversaire. On pense à des joueurs comme Yaya Touré, Sergio Busquets ou Marco Van Bommel. Chez l’Impact par exemple, on donne souvent ce rôle à Marco Donadel, mais personne n’a réellement le profil de joueur seul en numéro 6, voilà pourquoi il est toujours accompagné d’un Bekker, Bernier ou Mallace.

On parle encore de nos jours aussi d’un numéro 8. Ce joueur en est un « box to box » et relayeur, c’est-à-dire qu’il aide autant la défensive qu’il appuie l’attaque. Il s’agit d’un joueur à la forme physique exemplaire qui parcourt énormément de terrain. On pense à un Gerrard, Xavi ou Lampard. Ce joueur a une importance capitale et peut faire la différence entre une bonne et une excellente équipe. Chez l’Impact, Patrice Bernier a eu ce rôle, mais n’a plus la forme pour le faire à temps plein. Reo-Coker avait ce profil aussi. Michael Bradley à Toronto en est un bon exemple aussi.

Le numéro 10… le fameux 10 dont tout le monde parle. Certains des meilleurs joueurs aux mondes ont porté ce numéro ; Maradona, Messi, Pelé et Zidane par exemple. Il s’agit du meneur du jeu, du créateur et souvent de la vedette du club. Ce joueur doit être talentueux et doit être créatif pour monter des attaques, distribuer le ballon et bien sûr, marquer à l’occasion. C’est un profil de joueur difficile à trouver, car plusieurs joueurs talentueux sont souvent meilleurs sur les ailes et ont de la difficulté à trouver leurs coéquipiers comme doit le faire un vrai 10. Le meilleur exemple et Piatti avec IMFC, il est talentueux et spectaculaire, mais il tente trop souvent de tout faire seul. Il est bien plus efficace sur l’aile quand il peut attaquer les joueurs adverses 1 contre 1 avec ses nombreux dribles.

On peut parler aussi d’un 9 comme l’attaquant principal de l’équipe. Le joueur de pointe qui ne fait que penser à mettre des buts et ne défend souvent pas du tout. Drogba par exemple ne porte pas le 9, car il s’implique ailleurs sur le terrain soit en défensive ou en relance. On pense aujourd’hui à des Lewandoski, Suarez ou Sergio Aguero. Di Vaio a eu ce rôle à Montréal.

Pour résumer donc, ces termes demeurent aujourd’hui certes, mais seulement de façon subjective. Les schémas ne sont plus statiques et un joueur peut avoir 2 ou 3 rôles sur le terrain. Certaines équipes utilisent aussi des schémas à 3 défenseurs et 2 latéraux plus offensifs ou même d’autres schémas plus originaux les uns des autres, ce qui fait que bien des équipes n’ont pas réellement de 6, 8 ou 10 dans leur formation. Il faut retenir que ces termes vont plus avec les qualités des joueurs. Quand un analyste vous parle d’un « pur 10 », il parle d’un meneur de jeu, d’un gars capable d’animer l’attaque et d’alimenter ses coéquipiers, peu importe, il joue où dans sa formation.

J’espère que ça vous a éclairé et si je suis dans le champ sur certains points, dites-le-moi, je suis ici pour vulgariser et aider les néophytes, mais je suis aussi ici pour apprendre et apprendre et apprendre encore… À la revoyure !


Cet article a été rédigé par Borat Simoneau

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