On connait Eric Cantona  la star de Manchester United et le “bad boy” et rebelle du football moderne. De temps en temps philosophe, le “King” d’Old Trafford nous raconte l’histoire de 5 hommes qui sont les vrais rebelles du football, qui ont su s’engager pour leurs pays, leurs familles, leurs croyances. Le tout est encadré dans les valeurs humaines, dans la justice sociale et le combat au delà de soi.

Qu’est-ce qu’on connaît du football? La Ligue des champions, le montant des transferts, les tribunes qui sifflent, la violence, le business. Vous avez raison, c’est ça aussi le foot. Mais moi je vais vous parler d’autre chose. Je vais vous parler des vraies valeurs, des hommes. Je vais vous parler de mon football. Celui que j’ai joué. Celui que j’aime.  — Eric Cantona

Pour sa  première canadienne, les Rebelles du Foot sera présenté dans le cadre de PitchFest, le premier festival #CultureFoot annuel à Montréal. Vous serez plongez pendant 90 minutes , au  Théâtre Corona Virgin Mobile, le 5 Décembre à 21h00 EST.

Écoutez Mustapha Terki, un des fondateurs de PitchFest en entrevue avec Soccer Sans Frontieres

Les Rebelles du Foot sont  Didier Drogba (Cote d’Ivoire), Carlos Caszely( Chili), Rachid Mekhloufi (Algérie), Socrates (Brésil) et Predrag Pasic (Bosnie).

L’aventure commence en Côte d’Ivoire avec Didier Drogba , qui en 2006, supplie la nation de déposer les armes, une nation en pleine guerre civile. Les Éléphants venaient de se qualifier à la Coupe du Monde 2006 et Drogba et ses coéquipiers ont su unir une nation autour d’une sélection. Je ne vous ai pas encore dit que Drogba est parti présenter son trophée de Ballon d’Or Africain au Nord du pays, la région des rebelles en pleine guerre civile.

Rachid Mekloufi, star de Saint-Étienne dans les années 1950, se joint à l’équipe du FLN avec une dizaine d’autres joueurs. Ils deviennent ainsi un symbole sportif d’une guerre d’indépendance qui s’apprêtait à commencer. Vient ensuite le Chilien Carlos Caszely qui a vu sa mère se faire torturée par le régime de Pinochet, après que le joueur a refusé de serrer la main au dictateur.

On voyage au Brésil pour parler du défunt Socrates, qui a été l’un des initiateurs et l’animateur d’une expérience unique d’autogestion appliquée au football, connue sous le nom de “démocratie corinthienne “ ; en pleine dictature militaire.

Le ton s’assombrit avec l’histoire de Predag Pasic , joueur yougoslave (bosniaque) qui choisi de rester dans la ville encerclée par les troupes de Radovan Karadzic. En pleine guerre “civile“ et  nettoyage ethnique, Pasic est resté pour garder une école de football multiethnique en vie: un vrai symbole de paix durant une période de déchirement Multi-ethnique entre Serbes, Croates et musulmans.

Toutes ces histoires vous seront contées au Pitch Fest, à partir de ce Jeudi soir, et vous ne serez pas seuls au  Théâtre Corona Virgin Mobile. La Culture Foot est partout mais pour les 3 prochains jours, Pitch Fest vous invite à la vivre avec eux, avec nous, avec tout le monde.

Pitch Fest n’aurait pas pu choisir un meilleur documentaire pour symboliser ce festival.

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