Solange Knowles, label sœur

Pop. Objet précoce de toutes les attentions, la cadette de Beyoncé, qui mixe r’n’b, hip-hop et funk dans un esprit indé, chante demain cette semaine à Paris.

Solange Knowles, 26 ans. - Daniele Tamagni
Solange Knowles, 26 ans. – Daniele Tamagni

Ce n’est pas souvent que la royauté r’n’b s’aventure à Williamsburg, capitale attrape-branchés de l’autre côté de Manhattan. Et pourtant, un soir d’été 2008, c’est bien Beyoncé et Jay-Z qu’on aperçoit à un concert de Grizzly Bear et Of Montreal. L’admiration palpable, le couple est à deux doigts de proposer une collaboration mi-indie mi-hip-hop. Les hipsters en perdent leur Red Stripe.

TrépidantSi ces deux mondes, apparemment imperméables, sont entrés en collision ce soir-là, c’est par la grâce d’une jeune femme tempétueuse, qui n’a pas hésité à traîner Beyoncé, sa sœur multiplatinée, dans les concerts indés. «J’aime la pop au sens large : de la musique qui fait écho à ce qu’on ressent, explique Solange, 26 ans, de son bel accent texan. L’indé reste, selon moi, une façon de produire de la musique sans l’appui des grandes maisons de disque, pas un son particulier.»

La cadette de la famille Knowles aime les playlists éclectiques : Janet Jackson peut bien côtoyer Dirty Projectors, Chaka Khan s’amouracher de Grizzly Bear, et Twin Shadow précéder Boyz II Men. Pas de contradiction tant que le cœur bat. Une histoire croisée de la pop qu’elle honore dans son nouvel EP, True, un disque que domine le single Losing You, l’histoire d’ une rupture amoureuse animée d’un riff funk et d’un sample trépidant, comme tiré d’une vieille bande-son hip-hop.

Solange enrobe sa tristesse d’un beat tout rond, on ne sait pas trop s’il faut danser ou se lover dans la nostalgie. Un morceau à la quintessence cool, mis en valeur par l’écriture appliquée du prolifique Devonté Hynes (Blood Orange, Lightspeed Champion).

«Je revenais de la plage avec mon fils quand un ami, le rappeur Theophilus London, me demande de passer à son studio pour rencontrer Dev, se souvient la chanteuse.Je ne savais pas qui c’était, mais Theophilus insiste. J’arrive dans le studio, (…) Lire la suite Liberation.fr

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