« Je suis assis sur un trésor inépuisable, et je ne le garde pas pour moi :
je l’ouvre afin que tous les êtres découvrent que ce trésor est déjà en eux. »
Paraphrase du Bouddha, Sûtra du Lotus.
J’ai franchi le cap des 14 ans dans l’animation de l’entrepreneuriat auprès des communautés culturelles Noires (africaines et afrodescendante) de la Diaspora ainsi que couches marginalisées et vulnérables (du continent africain) organisées en Perfora. Le mois de l’histoire des Noirs donne l’occasion de mettre en perspective mon parcours parmi tant d’autres mais surtout dans un momemtum où des années d’efforts semblent voler en éclat par un contexte mondial perçu comme chaotique et qui questionne sur la pertinence de nos choix professionnels.
L’heure est au bilan pour moi et cette citation du Bouddha illustre bien le témoignage que je souhaite faire ici sur ce jalon de type pierre angulaire qui vient en quelque sorte marquer un changement significatif dans mon œuvre de composition ainsi que mon approche d’auto-apprentissage associée à du tutorat. Cela concerne à la fois les écrits littéraires à destination des communautés ethniques mais aussi ceux en management informel à l’usage des pairs entrepreneurs (TPE, PME) et leaders (OSC, ONG) souhaitant donner à la stratégie ethnique et la philosophie informelle leur propres lettres de noblesse en matière d’autonomisation économique.
Quel aura été l’impact de l’investissement de mon travail de recherche dans mes activités de renforcement de capacité des organisations et ou d’éveil des bénéficiaires?
Déjà le profil de Consultant Manager et Auteur a offert l’occasion d’être proche des promoteurs de projets d’affaires à partir de points d’entrée qu’étaient des demandes de services en rédaction pour suggérer des compléments stratégiques et opérationnels. Un grand merci à cette clientèle d’entreprises privées.
Dans une toute autre veine d’idée, le Corps de connaissance en économie de communauté, un des livrables cité dans la Charte de projet de la Méthode Ka, a été un appui certain dans les interventions effectuées dans le cadre de mandats internationaux du programme de coopération volontaire canadien. Je prends un moment pour remercier chaleureusement les organisations qui ont acceptées de m’accueillir sans regard sur la fragilité des collaborations parfois aux conditions et enjeux difficiles. Toutes ma reconnaissance au CECI (Centre d’Étude et Coopération Internationale), à Oxfam-Québec, à Radio Rurales Internationales (RRI), à Carrefour international. Également, l’Association de la Communauté Noire de Côte-des-Neiges, la Mission Économique et Commerciale de la Francophonie en Afrique Centrale (MEAC), le Sommet des Jeunes Afro de Montréal. Sans oublier les partenaires de mise en œuvre de projets qu’ont été l’ONG ALPHADEV, l’Organe Consultatif de la Jeunesse (OCJ), le COSEF (Conseil Sénégalais des Femmes). Je ne remercierai jamais assez ceux qui ont eu confiance en moi et mon travail. Une pensée également pour Kathia St-Victor qui a aussi cru en moi. Puisse-t-elle reposer en paix.
Renforcer les capacités sur la base de ce Corps de connaissances m’a permis de goûter sur le terrain, les subtilités d’intégration des notions singulières selon le point de vue ethnique ou informel notamment en réduisant le clivage perceptuel (stigmates sociaux vs trauma d’immigration) entre le continent africain et ses diasporas. Le fait d’avoir été présent, au Sénégal, au Bénin, au Gabon, et au Canada mais aussi en ligne (dans le Cloud) par le truchement de la mise à disposition à titre gracieux de l’ensemble du fonds documentaire m’a permis de sortir de l’ornière communautaire et d’envisager une meilleure utilité universelle à des concepts qui sont censés servir principalement d’ADN à d’autres modèles entrepreneuriaux.
De même qu’il est étrange de parler du mois de l’histoire des Noirs sur le continent où l’on ne semble pas en être sorti, résilience et abnégation oblige, l’observation de l’accueil dont a fait l’objet certaines monographies m’interpelle sur l’ouverture d’esprit de certaines cultures qui m’ont surprise agréablement en même temps que je ne peux que regretter les limitations régionales à la diffusion peut être pour cause géopolitiques, mais aussi de maturité du marché (fracture numérique oblige).
Pourquoi alors s’être impliqué dans le développement économique? Dans la coopération internationale? Par sens d’utilité. Pour réduire résolument le niveau de pauvreté par conviction et mission de Vie. Comment alors donner un second souffle à l’engagement initial? En explorant sans doute d’autres Voies du développement (Précaire, Pauvres, Profanes, etc.) dans le « Vert » du respect de la place centrale donnée à l’humain dans les modèles d’évolution matérielle, et ou d’autres déploiement de la Voix (Artistes, Artisans, Moines, Geek, etc.) en « Hacker » d’un Système capitaliste et sa finance qui ne cessent d’étendre leur coercition à présent numérique sur la consommation des foyers. On n’ira jamais plus loin que l’instant dans lequel on se trouve déjà; et entrevoir le Futur c’est lui donner Vie par l’Acception en Présent des éléments de Providence que le Temps nous procure en Messager. Longue vie à l’autonomisation économique…
Arnaud Segla
Liens vers le Corps de connaissance :
Google books: https://play.google.com/store/info/name/Arnaud_Segla?id=11rr82494q
Amazon: https://www.amazon.com/stores/author/B077MLR2FC?ccs_id=3f253d0a-78fa-48f5-841a-1074d51ccf12




