À la découverte des Amazones du Dahomey

Les Amazones du Dahomey ou Mino étaient un régiment militaire  entièrement féminin du Royaume du Dahomey qui a duré jusqu’à la fin du 19e siècle.

Elles été ainsi nommé par les observateurs occidentaux et des historiens en raison de leur similitude avec les Amazones semi-mythiques de l’Anatolie antique et de la mer Noire.

« Elles sont là, 4000 guerrières, les 4000 vierges noires du Dahomey, gardes du corps du monarque, immobiles aussi sous leurs chemises de guerre, le fusil et le couteau au poing, prêtes à bondir sur un signal du maître. Vieilles ou jeunes, laides ou jolies, elles sont merveilleuses à contempler. Aussi solidement musclées que les guerriers noirs, leur attitude est aussi disciplinée et aussi correcte, alignés, comme au cordeau ». Roi Houegbadja

Le Roi Houegbadja (qui régna de 1645 à 1685), le troisième roi du Dahomey est, dit-on, à l’origine a du groupe qui allait devenir les Amazones comme un corps de chasseurs d’éléphants appelés le gbeto. Il est le véritable fondateur du royaume du Dahomey qu’il organise sur des bases légales. Sa devise, « faire le Dahomey toujours plus grand » a été adoptée par tous ses successeurs.


La Mino était recruté parmi les ahosi (« épouses roi »), dont il y avait souvent des centaines. Certaines femmes en Fon société est devenue ahosi volontairement, tandis que d’autres ont été involontairement inscrits si leurs maris ou pères se plaint au roi sur leur comportement. L’adhésion au sein du groupe était censée parfaire les traits de personnalité agressifs, dans le but de la guerre. Elles ne pouvaient ni se marier ni avoir d’enfants tant qu’elles étaient dans l’armée  : elles étaient formées à la guerre et elles devaient en principe y consacrer leur vie. Beaucoup d’entre eux étaient vierges. Le régiment a un statut semi-sacré, qui a été étroitement lié à la croyance en Fon vaudou.

La Mino formée à l’exercice physique intense. Discipline a été soulignée. Dans la dernière période, ils étaient armés de carabines Winchester, des clubs et des couteaux. Les unités étaient sous le commandement féminin. Captifs qui sont tombés dans les mains des Amazones étaient souvent décapités.

Empiétement européen en Afrique de l’Ouest s’est accélérée au cours de la seconde moitié du 19e siècle, et en 1890 le roi Béhanzin commencé à se battre les forces françaises dans le cadre de la Première Guerre franco-dahoméenne. Selon Holmes, la plupart des soldats français combattent au Dahomey hésité avant de tirer ou à la baïonnette sur la Mino. Le retard qui en résulte conduit à un grand nombre des victimes françaises.

Toutefois, selon certaines sources, l’armée française a perdu plusieurs batailles non pas à cause d’une «hésitation», mais en raison de l’habileté des femmes guerrières dans la bataille des qui était «l’égal de tous les corps contemporains des hommes des soldats d’élite parmi les puissances coloniales ».

Finalement, renforcée par la Légion étrangère et disposant de meilleures armes dont des mitrailleuses ainsi que d’une cavalerie et d’une infanterie de marine,  ils finissent par l’emporter. Les Légionnaires écrivent plus tard sur « l’incroyable courage et audace » des Amazones.

La dernière Amazone du Dahomey meurt en 1979.

Pour en savoir plus : Alpern, Stanley B. (1999). Amazons of Black Sparta: The Women Warriors of Dahomey. New York: New York University Press. ISBN 0-8147-0678-9.

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