Différences culturelles : ces meufs qui te mettent mal à l’aise

Différences culturelles : petit glossaire des meufs qui te mettent mal à l’aise (Partie 2)

 Eh oui, on a tous dans son entourage plus ou moins proche un de ces personnages qu’on n’a pas choisis et qu’il faut malgré tout supporter. Collègues de travail, belle-famille, partenaires d’activité, ils ont le chic pour vous foutre mal à l’aise, au moyen d’absurdités généralement d’ordre culturel ou ethnique basées sur une méconnaissance totale ou partielle du sujet abordé. Clichés, stéréotypes, idées reçues, intox, le propos peut vexer ou irriter.

Petit passage en revue de la faune en présence :

Les maladroites

Malheureusement, ce sont de véritables gaffeures, il n’y a aucune once d’intolérance en eux, soyez-en certains ! Mais leurs propos peuvent laisser sous-entendre des messages forts ambigus, motifs valables de guérilla urbaine. Parmi eux :

La pote qu’on aime bien, mais qui a trop pris la confiance :

Aux prémices, vous partagiez ensemble votre goût prononcé pour la Jagerbomb et les petites plaisanteries douteuses dans les soirées chics de Gontran le nanti. Votre passion commune pour les blagues racistes vous a rapprochés, et vous la trouviez sympa et ouvert, si bien que vous laissiez glisser ses petites rodomontades dénuées d’arrière-pensées pour mieux vous concentrer sur la valeur amitié. ERREUR, cette connivence que vous pensiez un petit rituel d’introduction sans conséquence est devenu le ciment de votre relation, et il est déjà trop tard pour faire machine arrière. Mais au fond, ce n’est pas si mal, car peut-être qu’autrement vous n’auriez plus grand-chose à vous dire…

La xéno-friendly :

Ses voyages en RER et ses séjours au club med Marrakech sont à ce jour son seul contact avec une population étrangère. Sa culture du monde s’est façonnée à travers les reportages d’Enquête exclusive et le JT de Pernault, et elle affirme régulièrement qu’on ne se sent plus vraiment comme chez soi en France (certainement à cause de la prolifération du frelon asiatique). C’est dire le niveau de culture générale de l’animal.

La beauf qui se justifie sans cesse :

Devenu une véritable caricature, elle se trahit d’emblée en débutant ses saillies colonialistes par « Je ne suis pas raciste, mais… ». Peu à l’aise avec les sujets interculturels, elle rejette avec violence les accusations de xénophobie à son encontre, mais ne se gêne pas pour donner avec une gouaille bien singulière son avis sur le rachat des bar-tabacs de Paris par les Chinois du Wenzhou. En général, un silence gêné suit chacune de ses diatribes. Mais ce n’est pas grave, car Monique, qui fut certainement Casque bleu dans une ancienne vie, rompra cet embarras généralisé avec une de ses interventions bigarrées dont elle a le secret : « Mais vous reprendrez bien du clafoutis, Tante May ? ». Un sujet beaucoup plus consensuel que celui des clandestins frigorifiés planqués dans les trains d’atterrissage d’Orly, il faut bien l’avouer. Mais elle n’est pas raciste qu’elle vous dit !

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La bourrée en boite :

Tête chenue ou blanc-bec, on la retrouve souvent aux repas de famille ou dans les fêtes de village, bourée comme un cartable. Tous les verrous de la bienséance ayant sauté au gré des verres de schnaps enquillés, et elle ne se fera pas prier pour faire des déclarations tonitruantes au passage d’un individu « pas vraiment de chez nous », prenant le soin de le montrer du doigt en s’offusquant de sa présence à haute et inintelligible voix « Rentre chez toi sale arabe ! ». Le cri du cœur. L’alcool est un excellent révélateur de l’âme, mais n’est en rien une excuse. Lesdits propos ostracisant mériteraient donc châtiment à la hauteur pour peu que vous ayez l’âme belliqueuse, pourquoi ne pas improviser un petit pogrom envers vos camarades d’un soir ?

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Et c’est pour qui la banane ?

Les idéologues :

L’avantage de ces gens-là, c’est qu’au moins on sait que leur opinion est vraiment sincère. Quand elle vous a sorti la blague « Mon grand-père est mort à Auschwitz… il est tombé d’un mirador », elle ne déconnait vraiment pas.

La vieille quinqua aux idées arrêtées en 1970 :

À vrai dire, elle a atteint l’apogée de son ouverture au monde à l’âge de six ans en voyant son père déclarer que c’était trop swag de voter pour le monsieur au cache-œil qui vociférait à la téloche. Elle n’avait pas tort le bougre, car depuis, ce sont des hordes de barbares de toutes les couleurs qui ont déferlé sur le vieux continent, engendrant sur leur sillage des portées de rejetons livrés dans des boites de nuggets. Pas malheureuse pour deux sous, elle a pu s’épanouir au sein d’un giron familial resserré et par le biais d’activités sportives telles que les ratonnades en groupuscules (type Occident, les potes de Devedjian) et le collage d’affiches en pleine nuit (noire, bien entendu). On la croise parfois le regard embué et la lippe tremblante, nostalgique d’une époque que les moins de mille deux cents quatre-vingt-un ans ne peuvent pas connaître (732 pour être exact). À côté, Paco Rabanne, jadis la pute préférée de Louis XIV peut aller resserrer son corset.

L’expat’ qui vit dans son camp retranché :

Le paradoxe humain fait homme. Elle vit entouré d’une culture qu’elle regarde depuis la vigie de sa demeure dorée, et paye une fortune pour manger, boire puis chier français. De temps en temps, elle mange une igname (qu’elle aura pris le soin de bien rincer) et se sent citoyenne du monde. D’ordinaire, elle ne côtoie pas les autochtones et ne reste qu’entre gens de même distinction sociale qui apprécient comme elle les bonnes choses de la vie. Dr Quinn des temps modernes, elle a roulé sa bosse dans tout le continent, mais toujours derrière une vitre en plexiglas et entourée d’une garde rapprochée munie de famas. Ça n’aide pas trop à développer le contact humain, mais c’est vachement persuasif en négociation. On a quand même du mal à réaliser qu’un meuf qui a autant de coups de tampons sur son passeport est convaincu que s’il n’existe pas de champions de natation noirs, c’est parce que le Bon Dieu ne leur a jamais donné l’autorisation de flotter. 

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Ah, Papy Philippe, son amour inconditionnel pour le vin de table !

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Docteur ès toutologie, je distille perfidement mes idées interlopes à travers des articles de prime abord, anodins, mais secrètement prosélytes afin de convaincre mes lecteurs de se lever pour suivre la lutte armée des vendeurs de roses ambulants pakistanais contre le diktat des amants insensibles et radins. Pour me vomir sur la raie, m'envoyer des fleurs, de l'argent ou vos menaces, une seule adresse : anasajabar@gmail.com