La NBA en Afrique : Un potentiel marketing inexploité

Le 3e lundi du mois de janvier est un jour dédié à Martin Luther King. Tous les États-Unis célèbrent ce jour et les joueurs NBA ne dérogent pas à la règle. L’occasion de dresser un constat sur la NBA en Afrique.

Martin Luther King Day « I have a dream that one day, NBA will be broadcast everywhere in Africa »

Guéguerre et les Africains en dommage collatéral

Le 20 janvier, les stars de la ligue seront sur les parquets comme quasiment tous les soirs. La particularité en ce jour est que la NBA offre près de 12 h de direct à ses fans. Tous les mordus de NBA pourront se délecter des matchs à partir de 18 h GMT. Tous, sauf ceux qui vivent en Afrique (francophone). La faute à qui ? Une stupide bisbille qui paralyse l’Afrique du basket.

La guéguerre que se livrent Al Jazeera et Canal+ ne laisse aux fans de NBA en Afrique plus que leurs yeux pour pleurer. En lançant les chaines beIN Sports 1 & 2, le média qatari a changé la donne dans les médias sportifs en France et la répercussion est terrible sur les pays africains qui n’ont pas accès à beIN.

Dans les années 90, les fans de la NBA en Afrique pouvaient mettre leur réveil à 2 h du matin pour regarder les exploits des meilleurs joueurs de basketball de la planète. La Dream team 1992 de Barcelone emmenée par Jordan, Pippen et Magic Johnson avait permis médiatiquement de booster la discipline.

La génération Kobe Bryant, Tracy Mc Grady, Allen Iverson avait en partie surfé sur cette vague. A.I et TMac sont partis à la retraite l’été dernier, Kobe a connu sa première grave blessure devrait déposer les armes d’ici quelques années, mais le flambeau a d’ores et déjà été passé à Lebron James et Kevin Durant.

Sur et en dehors des parquets, ces joueurs sont adulés. En Chine, aux Philippines, en France, en Angleterre… ce sont des exemples à suivre pour les jeunes. Si Didier Drogba ou Samuel Eto’o sont plus influents dans leur pays que Alassane Ouattara et Paul Biya ce n’est pas le fruit du hasard. Le sport et ses stars multimillionnaires sont des ambassadeurs et de vrais produits marketing.

Un potentiel marketing inexploité

L’argent étant bien souvent un repère pour les jeunes, nombreux sont souvent surpris de constater que les basketteurs gagnent mieux leurs vies que les footballeurs. Le Sud soudanais Luol Deng vient de refuser un contrat de 30 millions de dollars sur 3 ans à Chicago pour rejoindre les Cleveland Cavaliers.

La NBA représente des milliards de dollars de recettes par an. Les joueurs signent des contrats de sponsoring faramineux avec les grandes marques. Nike et Adidas s’arrachent les pieds des joueurs. Jérémy Lin, joueur des Houston Rockets d’origine taïwanaise vient de quitter la firme américaine pour la marque aux trois bandes.

Manchester, Rio, Manille, Mexico, Istanbul et plusieurs grandes villes ont accueilli des matchs de pré saison NBA. Le business est présent et la mondialisation est telle qu’on ne peut ignorer aucun coin du monde. Malgré les tournées et l’exposition des stars NBA en Afrique, le potentiel médiatique du continent n’est toujours pas pris au sérieux.

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