La soirée Afrikrea pour célébrer la création africaine

C’est dans une ambiance allègrement cosy, que nous avons été reçus à l’institut Nayenka (Paris) pour cet évènement des six mois d’existence du site marchand Afrikrea.

Protagonistes sur leur 31, décoration très léchée à base d’éclairages tamisés très intimistes et mise en valeur des créations d’artistes triés sur le volet de surcroit ont contribué à napper l’atmosphère d’une fable de savane. Il faut dire que les lieux ont été radicalement transformés en un petit spectacle d’ombres et de lumières, les objets exposés magnifiés comme de véritables butins de pirates.

Chapeau pour la petite ambiance !

Les trois fondateurs d’Afrikrea ont mis le paquet en garnissant le buffet de boissons (non alcoolisées hélas) et les plateaux des serveuses bien roulées de canapés gouteux. Et pour une fois qu’un reportage avait lieu à Paris Centre, on n’allait pas se priver ! Les gens en présence ne se sont pas jetés comme d’ordinaire sur la nourriture et n’ont pas fait trop de bruit. Des invités si bien élevés, c’est assez rare pour être souligné ! Même si l’on a préféré se concentrer sur l’organisation et les principaux protagonistes, on a pu remarquer que les convives venaient de divers milieux, et la marchandise en exposition a plutôt captivé les jeunes femmes en présence (les mecs mangeaient et parlaient de foot en lorgnant sur des postérieurs).

Pour rappel, Afrikréa est une place de marché dédiée à la création (mode, artisanat, art) africaine, qui comporte actuellement plus de 500 produits dans les boutiques de 40 créateurs différents.

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La soirée aurait pu se résumer ainsi :

Petits fours – poignées de mains – petits fours – présentations orales – petits fours – set acoustique – etc.

Non, on déconne. Un peu.

À retenir les annonces majeures de la soirée :

  • La fusion avec la plate-forme Owadi qui fut jusque-là le principal concurrent d’Afrikrea
  • Un partenariat avec la FIMA (Festival international de la mode africaine) : pour offrir davantage de visibilité aux créateurs sélectionnés par la FIMA via Afrikrea
  • Une nouvelle version du site avec accès à de nouvelles fonctionnalités.

Et en bonus bande de veinards :

L’Interview de Lamine, Yacoub et Moulaye.
Fondateurs d’Afrikrea.

afrikrea
Moulaye Tabouré, Yacoub Sidibé et Lamine Keita. Credit Photo : Menne AWELE

ASJ : Bon, les mecs, nous, on débarque, alors expliquez-nous un peu votre concept.

AFRIKREA : Ce qu’on a voulu faire c’est offrir la possibilité à chaque créateur partenaire de disposer d’une plate-forme pour vendre sur le net. Nous apportons nos compétences commerciales en leur offrant de la visibilité et en les accompagnant. Bien entendu, chaque créateur a sa propre identité, son propre univers/profil/histoire, qui se distingue à travers via des blogs perso, et des boutiques en ligne. Le but étant de fédérer du monde et utiliser la force de la communauté pour des actions commerciales futures.

ASJ : Ok, en admettant que je sois un visiteur, je me balade sur le site et je me dise « Il me faut à tout prix ce sackamunh ! », je fais quoi, je clique et je sors ma Carte bleue ?

AFRIKREA : Nous, notre rôle c’est de faire les intermédiaires et de favoriser la mise en relation entre acheteur et vendeur. Une fois ceci fait, l’acheteur convient d’un mode de paiement avec le créateur et la livraison se fait en direct. Deux solutions de paiement : tout d’abord le PayPal en ligne qui garantit sécurité et remboursement au client en cas de retour, et le second, adapté pour les vendeurs isolés situés en Afrique : une fois la commande validée, le paiement est effectué via les moyens de paiements décidés conjointement, et la commande est expédiée. La logistique est ainsi plus aisément ajustable. À noter que par ce biais, les identités des créateurs sont à 100 % vérifiées. Nous pensons que l’artisanat africain a vocation de s’exporter. Et à long terme, participer aux échanges commerciaux nord-sud.

ASJ : visez-vous une clientèle particulière ?

AFRIKREA : non, pas vraiment, on veut que tout le monde puisse y accéder, on ne veut pas être sectaires ou communautaristes. Nos articles ont une touche africaine, mais ils peuvent évidemment rejoindre tous types de publics, car ils se veulent universels. Nous souhaitons ainsi devenir une référence dans ce domaine.

ASJ : quels sont les articles que vous proposez aux visiteurs ?

AFRIKREA : la gamme de produits s’étend de l’artisanat à la mode en passant par la décoration de maison, les bijoux, tissus, accessoires, etc. En tout, nous proposons près de 240 catégories et sous-catégories de créations d’inspiration africaine.

ASJ : Danke schön, les mecs !

Puis, on a commencé à bailler aux corneilles, car il faisait un froid hivernal et que la semaine fut harassante, alors on s’est laissés glisser vers par une bouche de métro béante qui nous a gobés comme les rondelles de banane qu’on s’est enfilée toute la soirée.

Merci à Menne et son obturateur. Merci à Déborah qui nous a permis de nous rincer l’œil.

Pour aller plus loin :

Site Web : http://www.afrikrea.com/
Facebook : https://www.facebook.com/afrikrea/info
Twitter : https://twitter.com/Afrikrea

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Docteur ès toutologie, je distille perfidement mes idées interlopes à travers des articles de prime abord, anodins, mais secrètement prosélytes afin de convaincre mes lecteurs de se lever pour suivre la lutte armée des vendeurs de roses ambulants pakistanais contre le diktat des amants insensibles et radins. Pour me vomir sur la raie, m'envoyer des fleurs, de l'argent ou vos menaces, une seule adresse : anasajabar@gmail.com

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