Le cocktail de présentation TOTEM BOX

Le cocktail de présentation TOTEM BOX

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Il suffit de suivre le petit chemin ténébreux planqué derrière un portail en vieille tôle du quai de Jemmapes (Paris 11e) pour s’imprégner de l’étrangeté des lieux. Le comptoir Général est un endroit singulièrement mystérieux terré dans l’antichambre de la cité des Lumières. Et c’est l’émerveillement qui gagne le visiteur, une fois le pied posé sur le long corridor au tapis rougeâtre au cachet rétro digne de la maison hanté de Disney World. Photos de dictateurs africains sur les murs et réceptionniste d’hôtel sur son pupitre, éclairé à la seule lueur d’une petite veilleuse encore plus poussiéreuse que ton arrière-grand-père tirailleur.

Le superlatif ne suffit pas pour décrire le bâtiment tant il vaut carrément le détour : on se rend donc compte que  la société Totem a voulu mettre le paquet (et les sous) pour impressionner l’auditoire en présence. Tout le gratin de la culture afro (non, j’exagère) a donc pu déambuler aisément dans une salle vaudou (oui, oui) en quête de partenaires potentiels à vampiriser. Une population cosmopolite à vrai dire. De majorité noire, mais aussi quelques représentants des autres minorités certainement dépêchés sur place par leurs ambassades respectives. Un charmant chassé-croisé entre la communauté afro et un groupuscule hispter, curieux visiteur habitué des lieux, s’opère. Le mélange ne prend pas, et les quelques Nipsters (Hispters noirs) font la moue tiraillée des enfants à qui l’on demande qui ils aiment le plus entre leur papa et leur maman. (Lire : Les hipsters : pourquoi les hait-on plus que la syphilis)

Niveau sape, c’est très décontracté,  les meufs ne sont pas sur leur 31, mais le mélange est un brin sage, à la limite du snob. On sent que ça n’ose pas lâcher ses fletulences sur le dancefloor comme dirait l’autre, et c’est malheureux car les barmaids (C-A-N-O-N-S) dont l’activité principale est de repousser les assauts répétés de dragueurs insistants se retrouvent cantonnées à effectuer l’ingrate tâche de servir des verres et nettoyer le comptoir. On a connu des ambiances plus sauvages faut dire.

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La conférence (parce qu’il nous arrive aussi parfois de bosser)  

A 20 heures, Kahi Emery Lumumba petit fils de Patrice Emery Lumumba et manitou en chef de Totem (media en ligne) a fait un court discours pour présenter sa société et puis le produit. Il a été suivi par le défilé des partenaires ont présenté chacun son tour leur cœur de métier et leur implication dans le projet.

* Présentation de Totem et de la Totem Box par Kahi Lumumba.
* Présentation de Diantantu Editions par Serge Diantantu.
* Présentation de Moriba par Moriba Ouendeno.
* Présentation de Yeelenpix par Moussa Fofana.
* Présentation de Nash Prints it par Shadé Affogbolo.
* Présentation de Waxindeco par Zoé.

A moins d’être de la baraque, il fallait s’accrocher pour ne pas perdre le fil de la narration car les speechs ont pêché en dynamisme et en concision, heureusement le bar est resté ouvert tout le long des présentations, et pour que l’on se fasse une idée par nous-même, on nous a filé un exemplaire de la boite.

La bête.

L’objet, on s’est précipité pour désosser la bestiole et se repaitre de ses entrailles faméliques, et on y a trouvé des cartes postales, une taie d’oreiller, une BD sur l’Afrique, un sac de shopping aux jolis motifs, deux pots de confiture de 10 g. Nos stagiaires-meufs ont bruyamment réagi en voyant les articles en wax, les mecs ont repris du planteur. Comme je suis pas doué pour les publireportages, voilà un article à lire pour en apprendre plus  : La Totem Box : la box culture et lifestyle afro-caribéenne

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L’interview de Daniella Heyko (Totem) : 

ASJ : Salut Daniela, alors présente-nous le produit de ce soir. 

Daniela Heyko : Eh bien, c’est une boite qui permet à son usager de voyager et de découvrir la culture afro-caribéenne. Qui apporte un peu de soleil chez soi, ce qui n’est pas mal venu par ce temps. A l’intérieur, on y trouve quatre à cinq produits différents. Une sélection mode pour commencer : cette fois-ci c’est un styliste qui travaille le wax, vous trouverez par exemple une taie d’oreiller pour égayer vos nuits. Puis vous pourrez faire palpiter vos papilles avec différents produits culinaires comme de la confiture et des petites pistaches. Côté culture : vous trouverez une bédé illustrée sur les hommes et femmes d’Afrique, et de culture afro. L’avantageuse c’est que dans chaque boite c’est toujours une surprise !

ASJ : Oui, et j’imagine qu’en complément de vos activités web, vous proposez là votre propre vecteur de culture sensoriel. 

DH : Oui, car voilà la lacune du média web : on ne peut pas « sentir » ce que l’on véhicule. La box permet de toucher tous les sens : la vue, par le design des objets, l’odorat avec les saveurs culinaires, le bruit au moment de déballer l’objet. 

M. Yavell (perturbateur intempestif): Mais vous faites référence à la culture afro-caribéenne ?? 

DH : Oui à sa culture à part entière…

M.Y: Mais allez-vous donner une vision globale de tout le continent africain ? 

DH : Oui, il n’y aura pas une partie spécifique, nous essayerons d’aborder toutes les régions du continent. Nous vous réservons à ce propos plein de surprises, certains produits auront attrait à l’influence africaine dans d’autres horizons, tels que les Amériques, etc… il y sera question de métissage.  

ASJ : Vers quel public vous adressez-vous ?

DH : Vers tous les passionnés de cette culture. Et non, ce n’est pas quelque chose de communautaire, on peut être européen et être passionné par cette culture. De prime abord on peut penser que cette boite s’adresse avant tout à la communauté afro, mais la culture afro est si riche et diverse que se l’on dit que cela pourrait même marcher en dehors.

ASJ : moustache gracias ! 


Pour aller plus loin
Site Web : www.totem-world.com
Page officielle : www.facebook.com/Totemtv
Twitter : www.twitter.com/TOTEMTV

Crédits Photo : TOTEM TV

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Docteur ès toutologie, je distille perfidement mes idées interlopes à travers des articles de prime abord, anodins, mais secrètement prosélytes afin de convaincre mes lecteurs de se lever pour suivre la lutte armée des vendeurs de roses ambulants pakistanais contre le diktat des amants insensibles et radins. Pour me vomir sur la raie, m'envoyer des fleurs, de l'argent ou vos menaces, une seule adresse : anasajabar@gmail.com

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