La réussite : résultat d’un investissement personnel ?

Se distinguer dans la société occidentale en tant que Femme Noire est un défi parsemé d’embuches. Nous faisons face à deux réalités ; tout d’abord être femme et ensuite être noire. Malgré tous les défis, comment tirer avantage de ces facteurs dans un milieu dominé par les hommes caucasiens ?

J’ai assisté récemment à un évènement qui répondait à plusieurs de mes questions. La table Ronde sur l’apport et la place de la femme noire dans la société québécoise, organisée par Fondu au Noir, réunissant sur un même podium 4 femmes d’exception, qui ont su tisser leur place au Québec, et par leur parcours, sont considérées comme des modèles de réussite de femmes immigrantes.

Malgré le temps déprimant et morose du mois de février, toutes les participantes sont sorties de cet évènement rempli de motivation, de joie et d’énergie. Et surtout avec un même objectif en tête : « réaliser à tout prix ses rêves ».

Ma première décision après l’évènement était de rédiger un petit texte résumant les grandes lignes du panel. Mon but est de partager avec d’autres femmes, qui comme moi ont pour objectif de se démarquer dans la société québécoise ou qui aimeraient simplement trouver un emploi dans leur domaine. Elles ne devraient pas perdre de vue leurs rêves, mais surtout prendre conscience que tout est possible, car nous sommes les seules responsables de nos choix.

Pour devenir une personne de référence dans son domaine, il y a plusieurs étapes à franchir, j’en ai recensé 4 pour vous.

1. L’importance du bénévolat :

On ne le dira jamais assez, il est primordial de faire du bénévolat pour être embauché au sein d’une entreprise que nous souhaitons intégrer. Amina Gerba, l’une des panélistes de la table ronde, a d’ailleurs, mentionné que la plupart de ses collaborateurs ont d’abord été bénévoles avant d’intégrer ses entreprises. Alors, mesdames (mais aussi messieurs), n’hésitez pas à aller vers des entreprises qui vous intéressent et proposez-leur de faire du bénévolat, ne sait-on jamais.

2. Sortir de sa zone de confort :

À mon avis, c’est l’étape la plus difficile et la plus importante, car nous avons toujours une petite voix qui nous neutralise quand nous voulons entamer un nouveau projet. N’ayons pas peur de relever de nouveaux défis et de sauter sur de nouvelles opportunités. Yolande James, l’une des panélistes, suggérait de « sortir de notre Ghetto ». Ce qui est vrai, nous avons tendance à rester dans le même réseau, le même environnement. Essayons de découvrir ce qui se passe ailleurs, au sein d’autres communautés.

3. Investir en soi-même

Il y a plusieurs façons d’investir en soi-même. Le réseautage est le modèle le plus couramment utilisé ou suggéré. Il est bien vrai que, pour être membre d’une chambre de commerce ou d’un réseau, il faut prévoir un gros budget. Par exemple, l’abonnement au sein de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal est de 150 $. Cette somme peut paraitre énorme pour certaines personnes, mais le plus important est le résultat attendu d’un tel investissement et le réseau de contacts qu’on pourrait développer dans ce milieu.

4. Ne pas tenir compte du regard des autres

Nous avons tendance à justifier nos malaises et notre paresse par le regard que les autres portent sur nous. J’entends souvent dire « il n’y avait que des blancs autour de moi… Je n’étais pas à l’aise… ils n’aiment pas les noirs, etc. ». D’après Madeleine Fequière, nous devons justement prendre cette couleur de peau comme un avantage. « Puisque je suis noire, je me ferais remarquer plus facilement », ajoute-t-elle.

On dit souvent que « la vie n’est pas facile », mais croire en ses rêves et faire tout pour les réaliser peut simplifier cette vie et la rendre plus agréable à vivre. Alors mesdames, battons-nous pour notre réussite.


Cet article a été rédigé par Éva Medi

Bio de Eva: Journaliste, amoureuse de l’actualité politique et économique, touche à tout etc…

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