Transit : comment se déplacer en transports à Montréal ?

Transit est une application québécoise pour se déplacer dans 92 régions métropolitaines dont les villes de Londres, Nairobi, Mexico, Paris et Montréal.

Créée il y a trois ans par deux jeunes Montréalais, Guillaume Campagna et Sam Vermette, l’application Transit est aujourd’hui utilisée par plus d’un million de personnes chaque mois. L’application de transport québécoise rivalise avec MoovitCitymapper et même Google Maps dans les grandes villes nord américaines. En 2014, la Metropolitan Transportation Authority et AT&T décernent à Transit le troisième prix pour avoir aidé des milliers de new-yorkais à se rendre à destination quotidiennement ! Transit révèle que New York représente le tier de tous les trajets de transport en commun aux États-Unis.

Avec plus de 80% de la population mondiale vivant en milieu urbain d’ici 2030, le transport collectif est plus crucial que jamais pour l’avancement des villes. À la génèse du projets les fondateurs voulaient répondre à leur propre besoin de se déplacer en transports à Montréal.

«Nous étions tous les deux vraiment contre l’idée, nous voulions être indépendants, confie M. Vermette. On voit plein de gens faire des millions de dollars avec leur application, c’est ce qu’on voulait. Mais le marché du transport en commun ne fonctionne pas comme ça. Les gens sont proches de leurs sous. Pour nous, une appli à 5$ pour l’année alors qu’un simple billet d’autobus coûte 3$, c’était un bon deal, mais les gens ne voulaient pas payer.» déclare les fondateurs Transit dans une entrevue.

Après leur entrée dans l’accélérateur de startup FounderFuel en 2013 la vision de l’entreprise grossit. Depuis l’entreprise a levé près de 800 000$ pour son application mobile. Une bonne nouvelle qui consolide la crédibilité des startups de Montréal.

L’application est devenue gratuite rejoignant ainsi un plus grand bassin d’utilisateurs. Mais si Transit connait un tel succès c’est grâce à l’intégration de tous les modes de transports de transport durables. On y retrouve en effet les réseaux de la Société de transports de Montréal, de l’AMT pour les trains de banlieue, mais aussi les localisation de BIXI (vélopartage), Uber (https://devblog.uber.com/case-study-transit-apps-focus-on-design-leads-to-high-conversion/) , Car2go (autopartage) et AutoMobile (covoiturage). De quoi rendre jaloux nos amis parisiens !


La startup montréalaise a annoncé lors de l’événement Smart City Expo qu’elle incorporait désormais le service d’autopartage Communauto sur sa plateforme.

« Lorsqu’on a créé Transit App, on s’est dit qu’il fallait changer l’expérience des usagers des transports collectifs, leur rendre la vie plus facile. Avec un meilleur accès à l’information, mais également à travers l’agrégation du nombre grandissant d’options de déplacement, telles que Communauto et Auto-mobile. Transit App permet ainsi aux Montréalais de choisir rapidement et de manière intuitive la meilleure option de déplacement qui leur est offerte », déclare Sam.

Cette nouvelle intégration rend encore plus accessible l’offre globale des 1200 véhicules Communauto grâce à une plateforme de mobilité intelligente, arrimée aux différentes options de mobilité durable.

« Dès qu’on ouvre l’application, la géolocalisation nous permet de voir l’ensemble des options de transport qui sont disponibles autour de nous. »— Samuel Vermette, président et cofondateur de Transit.

Sam Vermette, co-fondateur et président directeur général de Transit App
Sam Vermette, co-fondateur et président directeur général de Transit App Photo : Radio-Canada/Michel Harvey

Pour les développeurs d’applications, les informations des sociétés de transport sont relativement accessibles. Par tous les moyens s’il faut, selon le Edmonton Journal la compagnie Montréalaise aurait « hacké » les données de la société de transport d’Edmonton. Dans le Grand Montréal, où l’on dénombre pourtant une vingtaine de sociétés de transport. « La structure est très compliquée, mais au niveau de l’obtention des données, ça reste relativement simple », dit Samuel. 

Lors de son utilisation le bloggeur techno indiquait “L’autobus, qui devait passer à 9h52, ne s’était toujours pas pointé 10 minutes plus tard. J’ai consulté l’horaire de la STM et j’ai constaté que Transit n’était pas dans l’erreur. La fautive, c’était la STM, dont les autobus ne semblent pas être souvent à l’heure.

Transit est l’une des applications les plus recommandées pour la Apple Watch et les plus funs lors de l’achat d’une Apple Watch. D’après le Financial Post l’application souffre de problèmes de lag occasionnels et de temps de chargement long, mais lorsque l’application Transit fonctionne parfaitement, elle est très pratique, donnant aux utilisateurs un accès instantané à des itinéraires et des temps de transport en commun à proximité avec juste quelques balayages d’écran.
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«Ce genre d’application qui permet de jumeler les modes de transports pour se déplacer rend la vie sans auto tellement plus facile et est en droite ligne avec la philosophie de notre entreprise», a déclaré Marco Viviani, porte-parole de Communauto. L’entreprise montréalaise simplifiera pour l’occasion l’inscription à son service d’autopartage classique.

Grâce à cette initiative 100% montréalaise, les utilisateurs du monde de l’application se voient offrir presque toute la gamme des moyens de transport pour se rendre d’un point A à un point B. Alors que les intégrations à succès se poursuivent comme l’atteste l’étude de cas sur Uber et Transit le plus grand défi sera la monétisation de l’application. Lors d’entrevues précédentes les fondateurs ont évoqués « la vente de billets de transport en commun, la publicité et la vente aux sociétés de transport de statistiques sur l’utilisation de leur réseau, afin d’en permettre l’optimisation. » En attendant la suite des choses, on leur souhaite bonne chance et vous invitons à voir l’application en action:

Pour en savoir plus: http://thetransitapp.com/

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