Cette végane répond à ceux qui ne pensent pas que la nourriture haïtienne peut s’apprécier sans viande.

Saraounia – Végane

Saraounia, végane depuis quelques années, a changé son mode de vie et surtout son alimentation.  Parfois criblée de préjugés et trop souvent tournée en dérision, la jeune femme d’origine haïtienne s’efforce de prouver au quotidien que manger un plat vegan n’est pas une expérience culinaire fade et désagréable.

Ah oui?! Facile à dire, mais être vegan c’est quoi ? C’est de renoncer à cuir, à bouillir et à mastiquer une volaille. C’est prêter allégeance au véganisme en s’abstenant de produits d’origine animale et produits laitiers.  En d’autres termes, c’est tirer une croix sur la viande, le poisson, le fromage, le beurre, le yaourt, les œufs ou encore le miel.  Quelles sont les raisons qui poussent un vegan à un tel «sacrifice»?  Tous n’ont pas les mêmes arguments, mais ont des points communs. Comme la majorité de ces personnes au cœur d’artichaut, leur motivation première est morale.  Ces défenseurs de l’environnement se soucient des animaux et des êtres les plus vulnérables. Au-delà de leurs différences, ils partagent un désir de «changement» et de «justice», sous prétexte de vouloir un «monde meilleur».

La nourriture haïtienne végane, ça existe!

Les premiers mois de transition étaient très éprouvants. Mais les moments les plus redoutés étaient les réunions de famille.  Saraounia devait expliquer à ses proches son nouveau mode de vie assez controversé. Elle ne voulait absolument pas que sa nouvelle situation devienne un inconvénient pour son entourage. Elle a donc préféré faire profil bas. Elle a adopté une attitude pacifique en apportant ses propres repas sans imposer son régime alimentaire. Ce qui en a surpris plus d’un. Fidèle à elle-même la jeune femme a réussi son pari puisque ses parents ont fini par accepter son alimentation. En effet, pour l’encourager sa mère a embarqué dans l’expérience en lui partageant des recettes adaptées. Pour la végane, il était hors de question de se passer des bons petits plats haïtiens. Il lui fallait trouver une alternative.

Quand on lui demande si la nourriture haïtienne sans viande a du goût, celle-ci n’hésite pas à l’affirmer. «Il n’y a pas d’absence de goût. C’est une saveur différente, il faut juste être ouvert d’esprit et essayer quelque chose de différent. De toute manière, la majorité des ingrédients sont les mêmes. On a juste enlevé la viande et le poisson», confie-t-elle.

Pour la jeune femme, il est important de faire des choix «plus conscients». Certes ce que l’on mange a un impact sur nos papilles, mais «cela va beaucoup plus loin que notre petite personne». Nous devons être vigilants, car notre consommation «a une grande conséquence au niveau du processus de production», conscientise-t-elle.

 

Pour convaincre les plus tenaces, Saraounia nous partage son expérience aux fourneaux. 

 

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