La victoire 4-1 de l’Impact face aux Timbers : Trois facteurs clés du succès

4 buts, une victoire et les 3 facteurs clés de ce succès face à Portland

Le Stade Saputo goûte enfin à la victoire, après une disette qui semblait durer une éternité depuis la victoire 2-1 face à Atlanta United FC. Assez ironique que les matchs avaient en commun un penalty généreusement accordé à l’Impact et un carton rouge.

Ceci n’est pas une critique de la victoire ou des faits de match. Au contraire, on a pu observer quelques points intéressants qui ont grandement contribué à une victoire étincelante.

Le carton rouge : Chara vs Montréal

Le relation entre les joueurs nommés Chara et Montréal est assez historique et délicate. Après le spectre de Zdeno Chara, c’est son cousin germain Diego Chara qui porte le flambeau et décide de refaire le nez de la star locale, Ignacio Piatti.

Preuve à l’appui

Quoique le Colombien de Portland n’a pas de lien de parenté avec son “doppelganger ” slovène, de nom surtout.

Reste que le carton rouge a été le point tournant de ce match. D’une violence inacceptable, le coup de Chara asséné à Piatti n’était pas nécessaire. Il met son équipe dans le pétrin.

Ce que je retiens aussi de cet incident est la capacité de Piatti à provoquer l’adversaire, une qualité du maestro offensif argentin. Après le carton rouge, l’argentin avait un boulevard devant lui et a tué le match en marquant le but du 3-1 dès la 50e minute.

Un milieu de terrain en Or

On se rappelle du Triangle des Bermudes version 2015, qui a vu Bernier, Donadel et Reo-Coker reprendre les choses en mains pour finir la saison 2015 en grande forme avec une bonne performance en séries MLS.

En 2017, on a remplacé Reo-Coker par Dzemaili pour enfin avoir la triplette Donadel-Bernier-Dzemaili ensemble pour la première fois. Et quel feu d’artifice!

Évidemment, en préambule, il faut prendre en compte l’infériorité numérique méritée des Timbers, qui explique cette domination du Bleu-Blanc-Noir.

En terme de qualité de passes, notamment dans la précision , on voit toute l’expérience des 3 compères à travers la statistique ” Passing Accuracy”.

  • Patrice Bernier : 55 passes avec 96.4% en Passing Accuracy
  • Blerim Dzemaili : 56 passes avec 82.1% en Passing Accuracy
  • Marco Donadel : 60 passes avec 93.3% en Passing Accuracy

Pour mettre en contexte, voici la cartographie des passes tentées par les 3 joueurs pour vraiment analyser et observer l’efficacité des passes, où est-ce que les passes ont été faites et vers quelle direction.

De la gauche à la droite, on voit les passes tentées par Patrice Bernier (à gauche), Blerim Dzemaili (au milieu) et Marco Donadel (à droite)

Bernier #8 Dzemaili #31 Donadel #33
                  Bernier #8                                              Dzemaili #31                                         Donadel #33

Dépendant du rôle du joueur et des situations de match, notamment la supériorité numérique, on voit une différence claire dans les intentions de jeu et le positionnement sur le terrain.

Si on observe un pourcentage de ” Passing Accuracy” plus bas pour Dzemaili (82.1%), ça s’explique facilement par son devoir de fournir LA passe ou une des dernières passes avant un éventuel but, avec un positionnement plus coté gauche.

Donadel est le dépositaire du jeu devant la défense, s’assurant d’être parfait dans sa zone de prédilection.

Et pour finir, Bernier est assez équilibré dans ses choix de passes et combine souvent, prenant le rôle d’un distributeur de ballons dans la moitié du terrain adverse; une sorte de navette autant sur la largeur du terrain que sur la longueur avec une capacité d’envoyer des ballons dans la surface.

Ca serait intéressant d’observer ces statistiques dans d’autres matchs et d’autres situations.

Affaire à suivre mais ce milieu de terrain pourrait être primordial pour le succès de Mauro Biello en 2017.

La jeunesse (enfin!)

En voyant l’éclosion de Kyle Fisher, Ballou Jean-Yves Tabla et d’Anthony Jackson-Hamel, on peut enfin dire qu’un semblant de relève se matérialise du coté de l’Impact.

Fisher prend de la confiance et répond présent au combat, tout en se permettant un but sur corner. Fort dans les duels et pour nettoyer la surface de réparation, le défenseur central américain commence vraiment à s’affirmer dans la hiérarchie de Biello comme homme de confiance.

De l’autre coté du terrain, Jackson-Hamel n’a pas marqué mais son rôle ingrat, durant les 90 minutes, a été important pour le collectif mais aussi pour son apprentissage en tant qu’attaquant de pointe.

Et c’est Ballou qui n’arrête pas de progresser tactiquement et profite lui des espaces mais aussi de la générosité du défenseur de Portland, Vytautas Andriuskevicius. Le jeune ailier apporte de la valeur ajoutée sur le terrain avec sa provocation et sa vision en terme de passes.

Ce n’est pas un secret que l’Impact misait beaucoup plus sur une présence de joueurs vétérans, mettant de coté les plus jeunes qui n’étaient pas tout le temps intéressants en terme de qualité.

Cette fois-ci, on voit cette vague “jeunesse” est venu comme une injection d’oxygène sur le terrain.


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