Crédit: Ouest-France

Il y a quelques semaines, j’étais à Moscou voir les bleus en action. Je vous raconte mon expérience à travers mes yeux de passionné.

J’ai vécu beaucoup de choses durant cette Coupe du Monde. Entre devoir se lever à 6 heures pour voir le premier match de la bande à Pogba et finir en pleure en admirant cette deuxième étoile, un rêve c’est réalisé: voir ma nation jouer à la Coupe du Monde.

**PS: Je vous conseille de le lire avec cette musique en fond **

Journal de voyage

25 juin 2018:

Arrivé en après-midi à Moscou après 3 heures d’avion de Munich. On profite du temps qui nous reste pour repérer la Casa Bleue, lieu de rassemblement pour tous les français lors du match de demain. Quelque chose que nous remarquons des touristes, tout le monde porte les couleurs de son pays dans la rue, c’est donc une foule très colorée, chantante et dansante que l’on peut croiser partout dans le centre-ville. On finit la soirée devant Espagne-Maroc sur écran géant en compagnie de brésiliens très festifs en vue de leur match face à la Serbie.

 

26 juin 2018:

Jour de match. Le GRAND jour. Notre hôtel étant un peu éloigné du centre-ville, j’ai vraiment l’air d’un extraterrestre avec tous mes drapeaux, mais c’est ce qui est beau. Le touriste se transforme en attraction dans la ville. Comme il y a quatre heures à tuer, on se dirige vers la place rouge qui est décorée aux couleurs de la coupe du monde avec des animations de la FIFA. Quel est l’objectif des gens en prenant une photo pendant la CDM ? Regrouper un maximum de pays différents. La conséquence d’être équipé de la tête au pied de bleu, blanc et rouge, c’est d’être très sollicité par les russes pour prendre des photos et oui, par les russes. Ils semblent très contents de recevoir la Coupe du Monde et ses supporters. Après avoir passé la matinée à prendre des photos et tenté de discuter avec d’autres fans, il est temps de se diriger à la Casa bleue.

Ouverture des portes 5 heures avant le match. Au menu: musique française, maquillage, drapeau et surtout une superbe ambiance. On chante tous les chants qui existent, on en invente des nouveaux et on se prépare à mettre une ambiance de feu dans les rues. 2  heures et demie avant le match, la musique s’arrête. C’est le moment de se rendre au stade. Je me rappellerai toujours de cette marche dans les rues. On prend énormément de place, les russes klaxonnes dans les rues en nous voyant et toutes les caméras sont braquées sur nous.

 

 

Arrivé dans le métro, c’est plutôt simple. Les français descendent et les russes montent en nous filmant. Le métro arrive à la station, on voit la détresse dans les yeux des gens qui vont devoir nous supporter lors du trajet. On commence à faire bouger tout le wagon et à chanter, là la détresse laisse place à des rires et encore une fois aux caméras. En sortant de la station, on s’aperçoit que le quai est rempli de drapeaux français.

 

Une fois dehors, le spectacle continue. Une dernière marche en groupe jusqu’au stade accompagné par la sécurité. On  continue, comme toute l’après-midi ,à chanter. Arrivé au stade, c’est le moment de se séparer pour rejoindre nos sections. Passer la sécurité et trouver sa place sont les moments tranquilles de la journée. C’est seulement à quelques minutes du coup d’envoie que les chants reprennent. Le mur rouge en face de nous est impressionnant, mais nous faisons tout pour supporter notre équipe au maximum. Malheureusement, nous n’avons pas vu de but ni le meilleur match, mais l’ambiance et les émotions vécues tout le long de cette journée fût tout simplement extraordinaire.

27 juin 2018:

Autre journée dans la ville, mais aujourd’hui c’est au tour des brésiliens et des serbes d’animer les rues. Après une grosse journée de visite, c’est le moment de se poser sur une terrasse et de regarder ces fans chanter et danser avant leur match.

Anecdotes
  • Dans une rue touristique, il y avait un McDonald’s où nous pouvions commander de l’extérieur du restaurant. Comme le service au volant, mais sans volant.

  • Pendant le match Russie-Uruguay, même les employés dans les commerces étaient sur leur cellulaire pour voir le match.

 

  • Le jour du match, un colombien m’a demandé ma prédiction du score. Pour lui faire plaisir, j’ai répondu en espagnol. Par contre, il a cru que je maîtrisais bien la langue et a commencé à me faire la discussion. J’ai très vite dû lui dire que mes connaissances en  espagnol sont très très basiques.
Période de questions

Oui le mondial en Russie fut très bien organisé. Presque impossible de se perdre et on se sent en sécurité. La sécurité est partout, pour atteindre les places publiques nous devions passer par une fouille. Au stade les membres de la sécurité vérifiaient même si les cellulaires et appareils photo étaient des vrais. Il y avait beaucoup de kiosque installés par la FIFA pour venir en aide aux gens.

Le Fan ID nous donne accès à l’aéroexpress gratuitement 48 heures avant et après le match , train qui nous amène de l’aéroport jusqu’à la station de métro la plus proche. Tous les déplacements en métro sont gratuit sur présentation du billet le jour du match. Également, le Fan ID sert de Visa pour entrer sur le territoire russe. Cela facilite beaucoup ton voyage comme on te met l’étiquette de fan au cou. Pour ce qui est des transports en communs, c’était très bien organisé. La rame de métro passait toutes les minutes à la station, donc pas de soucis à se faire si tu ne sais pas trop où aller. Pour ce qui est du train, la FIFA a mis à disposition des fans des trains couchettes pour améliorer le confort des voyageurs lors des déplacements.

Il y avait bien évidemment un peu de difficulté, mais tous le monde faisait des efforts pour se faire comprendre. Et lors du mondial, les russes nous ont montré tout le contraire de gens peu accueillant. Ils étaient très contents de nous avoir dans leur pays et tentaient le plus possible de nous aider. On se sentait le bienvenue.

Les fédérations de football y sont pour beaucoup. Certaines fédérations aidaient financièrement les fans pour rendre le voyage le plus accessible possible. La Fédération française de football n’a rien fait pour les fans. Elle n’a même pas fait la demande pour que les supporters soient regroupés en un gros bloc. À Moscou, il n’y avait pas tous les groupes de fans, mais celui qui m’a le plus marqué c’est celui de la Serbie. Ce n’est pas le pays le plus connu, mais ils étaient beaucoup à s’être regrouper pour faire la fête. C’était très impressionnant à voir.

 

J’espère avoir réussi à vous faire vivre ce voyage unique à travers ce texte. Si vous avez d’autres questions, j’y répondrai avec plaisir.