Les matchs à l’extérieur au foot pour les nuls

Chaque fois que l’Impact de Montréal joue à l’extérieur de Montréal, on parle de la difficulté que propose un match loin du Stade Saputo. À chaque occasion où le onze montréalais prend part à une série aller-retour, on parle aussi des buts à l’extérieur, de leur importance et d’à quel point il est difficile de les marquer ces buts sur les pelouses adverses. On le sait, au hockey, l’équipe qui joue dans sa ville a le droit sur le dernier changement de trio lors d’une mise-o-jeu et donc, a l’avantage d’opposer les joueurs qu’ils veulent contre des joueurs adverses bien précis. Il y a aussi la règle de la mise-en-jeu où le centre de l’équipe locale place sa palette sur la glace après celle de son adversaire, lui donnant ainsi un léger avantage. Au baseball, l’équipe qui reçoit termine au bâton et au Football américain, la foule fait plus de bruit lorsque les visiteurs attaquent ce qui rend leur vie plus difficile pour appeler les jeux. Mais au foot, que diable y’a t’il de si difficile pour que ce soit autant un enjeu les foutus matchs en déplacement?

Eh bien en fait au foot, il n’y a pas de règlement en tant que tel qui favorise l’équipe à domicile mis-à-part un petit règlement qui fait son œuvre de façon détourné; la souplesse des règles par rapport aux dimensions et types de terrains. Au foot, le ballon se promène plus souvent qu’autrement au sol et laissez moi vous dire qu’un gazon synthétique ou un gazon endommagé affecte grandement les performances d’une équipe qui n’est pas habituée de jouer sur ce type de gazon. Souvent, les équipes qui reçoivent font tout pour rendre le terrain difficile à l’adversaire. Contre une équipe rapide, on mouille le terrain par exemple pour le rendre glissant et ralentir l’adversaire. Il existe pratiquement autant de style de terrain qu’il y a d’équipes dans une ligue. À l’extérieur aussi, on a tendance à recevoir le ballon moins rapidement des employés du stade lorsque l’objet rond sort en touche, surtout si l’équipe locale mène au pointage!

Pour ce qui est des dimensions, les règles pour les terrains est aussi assez ouverte. Selon les règles officielles, un terrain peut jouer entre 90 et 120 mètres sur la longueur et entre 45 et 90 mètres sur la largeur. Attention, on parle ici de terrains juniors ou pour enfant quand on dit 45 mètres de large, la moyenne étant généralement entre 65 et 70 mètres dans les ligues professionnels. Chaque ligue a ses règles en en MLS, je ne connais pas la règle exact mais le plus petit terrain est celui du Yankee stadium avec 64 mètres de large pour 101 mètre de long. Le plus gros est … eh oui, le Stade Saputo avec une dimension de 70 par 110 mètres. On parle donc dès lors d’une différence de 9 mètres sur la longueur et 6 mètres sur la largeur, ce qui est énorme dans ce sports. Une équipe qui aime jouer les longs jeux détestera jouer sur un petit terrain comme celui du NYCFC.

Ensuite, il y a les situations géographiques un peu partout dans le monde. Lors des qualifications pour une coupe du monde en Amérique du Sud, des équipes comme l’Équateur ont un avantage sur leurs adversaires vu la hauteur par rapport au niveau de la mer à laquelle ils jouent. En Angleterre par exemple, le ratio de matchs gagnés sur la route est plus élevé vu qu’il s’agit d’un petit pays sans grande dénivellations géographiques et donc aussi sans grand déplacements. En MLS, les matchs disputés en altitude à Salt Lake City ou à Denver sont difficiles pour l’adversaire vu le manque d’oxygène en altitude tout comme il est difficile de jouer à différents endroits aux États-Unis ou au Canada à cause des différents climats, ce qui n’est pas un problème dans des sports intérieurs comme le hockey ou le Basketball.

Parlant de distance, justement, en MLS, il s’agit d’un gros impact sur les matchs disputés chez l’adversaire. La ligue étant encore en développement, beaucoup d’équipes voyagent par vols commerciaux qui sont souvent long et pénibles. Comme il s’agit aussi d’un sports avec seulement 3 changements en cours d’un match, le décalage horaire et le voyagement vient affecter grandement les performances des joueurs surtout en fin de rencontre. Au hockey par exemple, un entraîneur peut espacer les présences de son premier trio en cas de fatigue et répartir le temps de jeu, ce qui est impossible au foot. C’est d’ailleurs une des raison pourquoi les équipes locales gagnent souvent leurs rencontres en toute fin de match.

Finalement, il y a aussi bien entendu les foules. Vous trouvez que le centre Bell est bruyant pendant un match du Canadiens? Allez vois un match en Angleterre ou en Allemagne pour comprendre ce qu’une foule partisane de soccer peut faire sur un match et … sur un arbitre! Vous allez me dire qu’il y a des arbitres dans tout les sports et c’est vrai, par contre, l’officiel d’un match de foot a un pouvoir plus grand à mon avis que la plus part des arbitres des autres sports. Un carton rouge change complèment l’allure d’un match tout comme un penalty appelé ou non appelé. Les officiels moins expérimentés en Amérique ont tendance à souvent se laisser influencés par la foule qui crient à chaque contact ou à chaque fois qu’un des leurs se retrouve au sol.  Sur les joueurs, la foule influe aussi. Les partisans de foot sont souvent très passionnés et même agressifs et veulent prendre part au match que ce soit avec des chants, des insultes, de la fumée ou des « banderoles » qu’on lance sur le terrain etc.

Mais au delà de tout ça, il est aussi question de mentalité à mon avis. Ce sports en étant un très tactique et extrêmement analysé partout dans le monde depuis si longtemps, les façons d’abordés tactiquement les matchs sont donc tellement nombreuses. Les coachs souvent, voyant tout les facteurs mentionnés plus haut se pointer avant une rencontre, y vont pour une tactique de match plus défensive et plus conservatrice, visant une courte victoire ou un match nul plus qu’autre chose. Peut-être qu’un entraîneur qui réussirait à rentrer dans la tête de ses gars qu’à l’extérieur, on y va en conquérant, aurait du succès mais pour le moment, le fait est que ce mixte de facteur fait en sorte qu’en MLS et dans plusieurs endroits dans le monde, deux fois sur trois, l’équipe locale sort avec les trois points de la victoire!

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