Se péter la panse aux brunchs soul de la manufacture 111

La team DIGIKAN n’a peur de rien, pas même de tomber du lit un dimanche matin (dimanche, quoi !) pour tester un brunch à Paris. On a même dû se goinfrer pour vous pondre ce papier, petits veinards. Ouais, ouais dur la vie.

Le brunch a eu lieu à La Manufacture 111, un centre de création dédié à l’art urbain et contemporain qui a ouvert le 10 juillet 2015. Situé à la porte de Vincennes, ce lieu est un lieu de vie dédié aux expérimentations artistiques, mais aussi à de nombreuses disciplines comme l’art plastique, la musique, le spectacle vivant, le cinéma, le fooding etc…

14h48. Arrivée fracassante avec le combo gueule de bois/running Kalenji/short Primark et T-shirt sponsor. Mais le mec à l’accueil ne nous regarde pas comme deux étrons sur pattes, chose peu courante à Paris. Mieux encore, ce brave monsieur nous propose une introduction claire et pédagogique au concept de la Manufacture et nous invite même à faire un tour dans la galerie pour mater les quelques œuvres de l’artiste berlinois du moment. Rien de tel qu’une mise en bouche spirituelle avant d’attaquer LA BOUFFE !

“Ne faites jamais l’amour le samedi soir, car s’il pleut le dimanche, vous ne saurez plus quoi faire” S. Guitry

Le concept de s’empiffrer avec du fond sonore existe déjà mais ici le projet est beaucoup plus léché puisqu’ici c’est un vrai DJ qui fait tourner des vinyles, et la ripaille est consistante et créative, élaborée et variée, bonne et colorée. Notre idée de base était de s’en coller une la veille pour nous jeter sur les plats comme des morts de faim mais le dessein fut abandonné car on s’est dit que lâcher une galette en plein dej’ ternirait un peu l’image de marque de la rédaction et foutrait une sale ambiance.

Voici d’ailleurs un aperçu du menu du 8 août 2015 :
– Assortiment de viennoiseries
– Tarte à l’oignon
– Coleslaw
– Cuisse de poulet grillée à la togolaise
– Sauce moyo
– Riz toucouleur
– Muffin cannelle gingembre
– Gelée de gingembre
– Salade de pommes croquantes à la vanille
– 1 boisson chaude + 1 boisson fraîche

Alors, au lieu de faire une critique bancale de la cuisine et du dj set (domaines trop lointains pour nous évoquant des descriptions détaillées du type: « Ah oui, j’ai bien aimé le truc vert et croquant! » « Yeah, il passe du trop bon son là, c’est du jazz, hein ? »), on s’est dit que ça serait tellement mieux de vous faire un bref pot-pourri de cet après-midi (moins relou à écrire aussi).

“Le dimanche efface la rouille de toute la semaine”  J. Addison

Dans une salle à manger aux airs de chantier, les caisses de Grolsch s’empilent derrière le comptoir monté sur des planches en bois brut, derrière, les collaborateurs en nombre s’activent pour servir des clients qui bossent sur le choix d’une maquette graphique, certainement pour un vernissage. En retrait, le DJ s’active pour nous balancer du son super chiadé, mélange de soul langoureuse débitée des crooners noirs et de funk empreinte d’un esprit Motown que complètent quelques titres de RnB bien plus inspirés que ce que l’industrie du disque nous chie aujourd’hui (pique gratuite).

Les plats nous sont servis sur des plans de travails soutenus par des tréteaux, et il faut bien le reconnaître, la nourriture est une tuerie, ça sent clairement la cuisine familiale, qui est par définition, authentique et pleine d’amour. La qualité est là (la putain de tarte à l’oignon de sa race !), et la quantité aussi, c’est donc la peau du ventre tendue qu’on somnole en rêvant de nos futures vacances (celles de juillet 2016, renoi !).

Entre les plats, on griffonne quelques notes pour rapidement expédier cet article, et puis on se surprend à parler de tout et de rien, mais surtout à déconner. Autour, la déco est roots, minimaliste mais fonctionnelle, et surtout cohérente (faites le tour des bars à Bastille, vous verrez que très peu possèdent une vraie identité). Le rendu global est une ambiance fancy, un chouia classieuse mais pas exclusive, où l’on vient pour bosser un peu mais pas trop, ou faire le débriefing de la cuite de la veille, bref, un endroit propice à l’épanouissement dominical. La population est majoritairement noire et caucasienne, de prime abord cultivée et trendy, mais tout n’est qu’amour ici. Tandis que ce beau monde s’encanaille, on gribouille sur le set de table en kraft ce qui nous passe par la tête, des cochons en turban et des pénis ailés (give piss a chance !).

C’est donc repu et fort d’avoir passé un reposant après-midi que nous sommes partis avant que le DJ ne donne conférence sur la Nu Soul (à 16h tous les dimanches, tu manges et tu t’instruis). Honnêtement, on ne rêvait que d’une chose : se pieuter.

“Je sais pourquoi je déteste le dimanche : c’est parce que des gens, occupés à rien, se permettent d’être oisifs comme moi.” J. Renard.

Une sortie bien sympatoche donc, dans un lieu qui – à notre avis – devrait s’orienter de plus en plus vers une cible familiale. Parce que ouais, ce serait chouette qu’il y ait plein d’ateliers pour les petits, où ils pourraient faire les cons avec des bombes, des rouleaux, du chatterton, des cutters et des pots de peinture en pagaille. A conseiller donc, d’autant plus que le coin est très bien desservi par les transports et que de toute évidence le XXe met comme toujours la misère à tous les autres arrondissements de Paris. La prochaine fois, ils auront certainement installé des canapés pour que les pansus se vautrent comme des baleines échouées (whale and proud !).

PS : merci à notre délicieuse collaboratrice, Caroline.
Pour en savoir plus:

Facebook : https://www.facebook.com/manufacture111

Brunch mélomane tous les dimanches du mois d’août à partir de 11h
PAF 25 €
La Manufacture 111
19 boulevard Davout
75020 Paris
Métro porte de Montreuil.

4. Photos Brunchs Soul La Manufacture 111

3. Photos Brunchs Soul La Manufacture 111

2. Photos Brunchs Soul La Manufacture 111

1. Photos Brunchs Soul La Manufacture 111

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Docteur ès toutologie, je distille perfidement mes idées interlopes à travers des articles de prime abord, anodins, mais secrètement prosélytes afin de convaincre mes lecteurs de se lever pour suivre la lutte armée des vendeurs de roses ambulants pakistanais contre le diktat des amants insensibles et radins. Pour me vomir sur la raie, m’envoyer des fleurs, de l’argent ou vos menaces, une seule adresse : anasajabar@gmail.com