Soccer universitaire 2016 : Année lusitanienne.

Vendredi soir, l’Ulaval reçoit l’UQAM pour décider du prochain finaliste provincial. Mais au-delà de cet affrontement, c’est surtout une opposition de style entre deux entraîneurs qui donnent tout pour que leurs formations, au-delà de leurs résultats, jouent avec panache et style. Parce qu’au pays du porto, des pastéis de nata, il n’y pas que Artur Jorge, Fernando Santos, Mourinho ou Villas Boas qui s’exportent bien.


Helder Duarte, l’expérimenté

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285 victoires, 86 défaites et 50 nuls : des stats stratosphériques pour le natif de Sept-Îles qui fait briller le Rouge et Or depuis plus de 20 ans. Un titre national en 2014 est venu ponctuer le travail de ce quintuple entraîneur de soccer féminin universitaire de l’année au Québec (1996,2002, 2007,2014, 2015) et double entraîneur de l’année au Canada (2002,2015).

Le rookie qui monte: Alexandre Da Rocha

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Après avoir fourbi ses armes sur le circuit provincial et national, Alexandre Da Rocha s’est attaqué au domaine universitaire avec plus ou moins de réussite : 17 victoires, 42 défaites, 2 nuls en soccer extérieur. Mais à sa décharge il a fait passer une équipe des Citadins de petits pouces du circuit chez qui il faisait bon aller faire jouer son équipe-bis à une redoutable petite armée de filles déchaînées qui harcèlent sans cesse le porteur de balle, s’évertuent à jouer balle au sol en alternant phases de possession et phases de contre-attaque. Et les résultats ne se sont pas fait attendre.

À l’aide d’un recrutement intelligent, il a su relancer plusieurs joueuses que je pensais bonnes pour la retraite (Roldan, Duret, Malette) quelques filles d’expérience américaine (Smati, Alidou D’Anjou, Gougeon) des recrues déchaînées (Cousineau, Liguori, Martel) sont venues rejoindre Lebrasseur, Pion, Carrier, Charron-Delage et le reste de l’effectif qui n’a pas cessé d’y croire. Résultat McGill et UdeM battue chaque fois sans complexe en serrant les dents, une qualification en séries (du jamais vu depuis 1998) et la perspective de peut-être décrocher une première participation au championnat canadien.

Mais avant cette étape il faudra marcher sur le Rouge et Or invaincu depuis 2 saisons et riche d’un programme de qualité qui voit la plupart de ses joueuses sur tous les fronts (civil, Futsal).

Les 2 précédentes rencontres avaient débouché sur une victoire de Laval sur le score de 3-1. L’UQAM n’avait pas su sur ces deux affrontements contenir la fougue du duo Chastenay-Joseph, Gosselin.

Mais Laval, c’est aussi un effectif riche en individualités comme Ujuneza, Turcotte, Roy-Peticlerc, Gauthier, Roy, Lapointe, Labbé auxquelles on peut rajouter Dionne, Bunker, Godbout, etc. la liste est longue tant l’effectif regorge de qualités et le nec plus ultra c’est qu’aucune fille ne tire la couverture à elle. Et quand rien ne va? Il y a Marie-Joëlle Vandal qui veille…

Les compos que vous ne verrez pas parce que les entraineurs sont des petits malins

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Parions que, quel que soit le résultat de cette demi-finale, les deux entraîneurs se quitteront bons amis comme en septembre dernier…

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