Marc Do Santos : Un club doit être bâti autour de son idée de jeu

Avec le fameux « culture foot », l’expression « philosophie de jeu » occupe le haut du palmarès des expressions les plus utilisées par les partisans montréalais. Invité du podcast Kan Football Club l’entraîneur Marc Do Santos a pu discuter des éléments constitutifs de son identité de jeu.

” Je suis quelqu’un qui a une idée très claire de ce qu’il veut. Je pense qu’un club doit être bâti autour de son idée de jeu. C’est l’une de mes forces en tant qu’entraîneur. Je ne suis pas le genre à paniquer à la suite de deux défaites de suite et à bouleverser la formation ou renvoyer des joueurs. Ça ce sont des clubs qui sont en mode panique. À Kansas City B on a perdu 4 matchs de suite et l’on a continué à travailler sur nos faiblesses et sur ce qu’on devait améliorer. On n’a rien changé. 90 % des joueurs que l’on a aujourd’hui sont les mêmes qu’en présaison et là nous sommes en finale de conférence. Tu dois avoir une idée claire. On l’a fait au Ottawa Fury aussi de la première année à la seconde saison où l’on est arrivé en finale de la NASL et nous avons remporté le championnat Fall Season.

Avoir une idée de jeu définie, puis construire, recruter et avoir son staff autour de l’idée de jeu pour que tous les joueurs sachent ce que tu veux dans les 4 moments de jeu, c’est ça qui rend l’équipe forte. S’il y a des départs et des arrivées, le club reste avec son identité forte. Ce qu’il ne faut pas c’est une organisation en mode panique qui change tout au bout de deux défaites. C’est quelque chose que je n’ai pas dans mon identité. Quand tu engages un entraîneur, tu engages une philosophie. Les recruteurs et les directeurs généraux doivent être au fait de ça.

Je ne suis pas quelqu’un qui bullshit. Je ne suis pas quelqu’un qui arrive dans un club pour dire « pression haute » ou « possession du ballon » à la Barcelone. Je pense que les gens qui font ça sont de grands menteurs. Il y’a peu de clubs au monde qui travaillent comme ça. Tout le monde parle de Barcelone, Bayern de Munich et Manchester City, mais personne ne te parle de 90 % des autres équipes qui sont la réalité du foot d’aujourd’hui. Je suis un entraîneur qui est dans l’organisation défensive. J’aime que mes lignes soient très proches, que les joueurs jouent proches les uns des autres et que la ligne de pression soit très bien définie selon l’adversaire la ligne peut-être très basse. J’entendais des commentaires sur ce qu’a fait le Portugal à l’Euro 2016. C’est très difficile de convaincre des étoiles à faire ça.

L’idée que j’ai de l’organisation défensive la voila. Dans les moments de transition, j’aime les équipes très rapides. L’Atletico Madrid de l’an passé a montré ce que j’aime dans la transition vers l’attaque. J’aime avoir des joueurs et des ailiers rapides, qui provoquent dans le 1 contre 1. Lorsque la contre-attaque n’est pas possible je veux une équipe qui amène de la sécurité autour du ballon. Si l’on est en possession de ballon, même si ce n’est pas notre préoccupation première, il faut savoir quoi faire et trouver des espaces. Enfin je veux une équipe qui a une réaction très forte à la perte du ballon. Ce sont les 4 moments de jeu que nous travaillons souvent. Pour moi, ça résume mon identité. Si tu me demandes quel entraîneur j’apprécie, mon modèle est très proche de ce que fait Diego Simeone à l’Atletico Madrid. “

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