Se sentir en juin au mois de mars

Cinquième printemps dans le circuit Garber et celui-ci possède déjà sa saveur bien distincte. Avant même que les premiers « Et le but! » de Douville retentissent de nos téléviseurs, j’ai déjà l’impression d’être plongé au cœur même de la saison; chaude soirée de juin, bière à neuf dollars à la main, Drogba étendu au sol (que ce soit pour célébrer ou pour cause de bobo momentané).

Impression en partie fondée sur le fait que pour la première fois depuis le périple MLS, la couverture médiatique de l’Impact de Montréal, sous le couvert de la saga Drogba, a débuté en plein hiver et s’est étirée sans se reposer jusqu’à présent.
Force est d’admettre que la saga en question aura étrangement apporté bien plus de visibilité à  l’Impact que sa participation à la CONCACAF 2015. Pour la première fois peut-être, nos médias ont parlé de foot en s’imaginant dans son écosystème, en s’intéressant à son marché, à ses failles bien sûr, mais aussi avec une pointe de fierté à être acteur entier dans la même pièce de théâtre que le Chelsea FC.

Parce qu’affronter Club América en finale relève du fantasme pour le fanatique pur et dur;  l’événement n’a toutefois pas engendré la même résonnance médiatique que le scandale Montréal-Londres, au Québec. Si certains journalistes s’acharnent à parler de « distraction » et à vouloir retirer le pôle accordé à Didier, à mon avis, l’on devrait plutôt fermer le chapitre de cet entre-saison rocambolesque en y apposant le titre : « attraction ».


Cet article a été rédigé par Olivier Talbot

Bio: Étudiant en lettres à l’UQÀM, joueur et analyste de foot à temps perdu.

Son site web: balleauclavier.wordpress.com

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